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 La victoire d'un Gnome pour son Maître

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Marcellus le Gnome
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MessageSujet: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Mar 26 Mai - 17:48

-Alérandir Dâah.


Discrètement, silencieusement, un petit inconnu avait franchi les portes de la capitale. Il évoquait plus la pitié que la menace mais il prit soin d'agir précautionneusement pour arriver sans encombres. Devant lui, la cour! D'aucun aurait juré qu'il n'avait rien à y faire de prime abord mais le destin est parfois taquin et les apparences souvent trompeuses...

Un petit être misérable et ridicule, à la peau fripée et suintante, portant des hardes noircies par la boue, avançait vers l'assemblée présente. Cette antithèse du Seigneur! du Noble! du Beau! Cette apologie de la crasse et de la laideur avait, non sans malice, réussi à pénétrer au plus prêt de la Cour du Doux et il en foulait désormais le sol. Le dos voûté, claudiquant pieds nus, son crâne luisait d'une sueur poisseuse et quelques mèches éparses tombaient mollement sur ses yeux globuleux. Le petit bonhomme qui semblait être un Gnome vint enfin paraître devant ceux qu’il cherchait assurément. Enfin à la cour, le voilà qui jurait avec les Ors d'un lieu si fastueux.


« Gneiiih... Agnniihhh! Gneiih Agnniihh! Gluuummm!»


Seul, émettant des sonorités étranges, ses yeux jaunis roulaient de gauche à droite alors qu’il observait calmement le décor environnant. Sa tête, comme un balancier, dodelinait dans un tempo incongru. Ses chicots crayeux aux teintes verdâtres garnissaient une bouche, qui tenait plus du cloaque, duquel émergeait une langue grasse et pustuleuse. Son passage sur ses lèvres moites semblait le ravir mais ne pouvait que rebuter les gentes dames et seigneurs habitués à l'étiquette courtisane.

« AaggMmm…Guuummmm! » lança-t-il tout en pointant un doigt vers sa gorge. Il montrait à ceux qui, peut-être dans l’ombre, observaient en silence son singulier manège. Sa gorge était grossièrement cousue d’un large bandeau de cuir brut. Visiblement tranchée, elle avait été promptement raccommodée comme une vulgaire étoffe. Une fusion improbable de cuir et de peau d'où quelques suintements purulents dégoulinaient pour tacher sa tunique crasseuse. Les chairs étaient aujourd’hui cicatrisées mais le lien de cuir, mêlé à la peau, ne pouvait être retiré sans compromettre sérieusement la santé du Gnome hideux.

« Gummmm…Mmmmm!! » Lança-t-il encore, une paume contre sa bouche, pour signifier à tous son mutisme. Car muet il était! Il semblait facile de gager qu’il s’agissait là d’une séquelle de sa blessure atroce.

Estimant qu’il avait clairement défini la situation, il sortit de sa tunique un petit panneau d'ardoise anthracite, comme celui qui était souvent présent chez les jeunes écoliers humains, ainsi qu'un petit morceau de pierre blanche crayeuse. Il tapa un petit coup avec celle-ci sur le panneau tout en tournant sur lui-même pour obtenir l'attention des personnes présentes. Ne pouvant parler distinctement, il écrivit de sa plus belle « craie »:

- Jé zui Marcellus. Moâ Gnome serviTeuR du MaîtRre! Marcellus docil!


Il effaça son texte après avoir levé bien haut ses petits bras malingres et avoir montré à tous, non sans fierté, ce qu'il venait d'écrire avec une certaine... approximation.
« Gnnnumm... Aaggnnuuumm! » furent les seuls borborygmes à sortir de sa gorge tandis qu'il écrivait consciencieusement:

- Poür Gloââre Maaaître, Marcellus batir Royaume sur Ord' maaîTre! Pour Gloââre MaItre, rejoindre Armées Spiritas! Grands Guerriers dire Maïtre à Marcellus! Marcellus obéir Maître!

Marcellus recommença son manège et après avoir encore une fois effacé sa petite ardoise, il écrivit à nouveau tant bien que mal:

- Marcellus kasser armée meussieur Séfaire pour Gloâre Maître et Gloâre Infinitum Spiritas! Marcellus contan! Contan! Maîître venir ! Lui Grand voyage, venir ici avec Amis Spiritas! Amis Spiritas venir parler mieux que Marcellus! Marcellus pas savoir parler! Mais Maitre venir! Oui!!

« Ggnuuuummm!... Gnééiiimmmm! Gnummm! » couina de joie Marcellus en sautillant! La plaie suinta un peu plus, le cuir tirant sur la peau de la gorge, mais le plaisir manifeste du gnome quant à l'arrivée de son « maitre » surpassait de loin la douleur qui naissait à chaque gémissement.

Largement ouverte, sa bouche hideuse et baveuse se découvrait aux yeux de tous. Un large sourire béat et idiot venait de ce petit être pitoyable. Un râle rauque naissait dans sa gorge, comme un signe de plaisir et de satisfaction suite à l'œuvre accomplie. Ce petit misérable, laid, muet, bossu, sale, et idiot de Gnome venait avec l'appui des forces Spiritas de faire tomber celui qui, depuis des lunes et des lunes, avait constitué la plus grande force militaire des terres Aguératonniennes. Il était assez peu concevable qu'un Gnome tel que lui aurait pu préparer ce plan et le mener à bien, mais à l'évocation répétée du mot « Maître », il ne faisait aucun doute que dans l'ombre de ce Gnome servile, une toute autre personne, son Maître, était le réel instigateur et le manipulateur adroit de cette marionnette docile et efficace, il ne tarderait donc pas à se dévoiler à tous...
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Amras Telemnar
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MessageSujet: Re: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Mar 26 Mai - 18:09

-Sur d'autres terres...

le sol tremble.

Au cœur d'un désert battu par le chamsin, dans le creux des dunes millénaires, une dalle rocheuse grouille d'une agitation peu familière pour un lieu si insolite. En son centre deux piliers noirs, massifs, encrés dans la roche, gravés de runes à l'aspect brillant. Autour, un cercle d'une cinquantaine d'hommes en arme assure le maintiens d'un périmètre à l'intérieur duquel personne ne se trouve. Armures luisantes et gravées avec style, casques avec de longs panaches pourpres, ils portent lances, épées et boucliers gravés de signes inconnus. Ils semblent surs d'eux et l'équipement, de part son ouvrage de qualité, trahit un rang élevé dans la hiérarchie militaire.

Le sol tremble à nouveau.

Un soldat venait de rompre le rang pour s'approcher d'un groupe de cinq hommes. Quatre gardes de haute stature au panache noir et cape noire entouraient le cinquième qui attendait assit, le visage couvert d'un large pan de tissu, et buvait lentement en observant silencieusement la scène. Le soldat mit genou à terre et posa sa paume sur sa poitrine.

« Votre Excellence, le portail va s'ouvrir sous peu! Il faut nous hâter! Les préparatifs semblent accompli de leur coté!»

« … La Légion est-elle prête de ce coté du portail?... »

« Oui votre Excellence, l'élite de la Garde Impériale est prête à servir son Empereur! »


Celui qui se faisait désigner comme Empereur hocha légèrement la tête en signe d'approbation. Il se leva accompagné des quatre gardes pour se joindre au gros des troupes, la cinquantaine d'hommes déjà en ordre de marche. Le sol trembla pour ne plus s'arrêter. Le vent se fit plus violent, le sable emplissait l'air déjà suffocant et tourbillonnait autour de la dalle rocheuse si bien que de l'extérieur de cette zone précise, nul ne pouvait apercevoir ce qui s'y déroulait. Un bourdonnement sourd semblait jaillir du cœur de cette tempête, des soubresauts de lumière bleuâtre embrasaient le ciel et dans un spasme paroxysmique, le temps d'un souffle... plus rien.

Le vent tomba aussitôt, le ciel s'apaisa, les scarabées du désert était désormais seuls. Le grand erg était retourné à sa quiétude millénaire...


------------------------------

- Alérandir Dâah.

Non loin de la cour, le silence se fait au cœur d'un attroupement. La main levée d'un homme vêtu d'une bure noire fait stopper la Légion qui se réorganise autour de lui.

Plusieurs dizaines d'hommes sont la, leurs chevaux sont harnachés aux abords de la cour. Ils époussètent leurs uniformes et tuniques souillés par un voyage visiblement long et éprouvant et se désaltèrent d'une infusion aux odeurs d'encens et de cannelle, douce et âpre à la fois... Ce sont la des soldats, uniformes et armes trahissent leur engagement martiale néanmoins leurs origines sont floues. Les blasons et gravures sont inconnus, les badauds ne semblent pas reconnaître ces soldats qui n'ont rien de la Garde du Doux. Malgré tout, dans les étendards portés il en est un qui est visiblement local. Mêlé aux sigles inconnus, le blason des « Infinitum Spiritas » accompagne au gré du vent le ballet des oriflammes.

Soudain, les mentons se levèrent, la démarche devient droite, main sur la garde de leurs épées, ils entourèrent celui qui semblait les diriger.

Au centre du groupe, l'homme à la bure noire était bientôt rejoins pas l'un des soldats qui s'agenouilla alors devant lui et qui, de ses deux mains et tête basse, lui tendit ce qui aurait pu être comparée à une longue lance. Elle était noire, profondément noire, cerclée de cuir en son milieu, la pointe en était effilée et mate, des Runes bleue courraient le long de sa peaux métallique.


« Votre Excellence, votre Pal! »

L'Excellence le caressa lentement, des mains et des yeux, passant sur le métal froid et le cuir tiède de ce pal singulier, il s'en saisit d'une main et le redressa face à lui. Lorsqu'une des extrémités toucha le sol un léger mouvement de tête devint perceptible sous le large capuchon. Il observa les hauteurs de la capitale. Tout en haut, dominant celle-ci, se trouvait le Palais de l'Hangrateur. Malgré le large pan de tissu noir qui dissimulait son visage, il sembla alors qu'un léger sourire emplit de malice traversa le visage jusque la impassible quand ses yeux virent le palais... Et un murmure presque inaudible ne pu lui échapper « ...je préfère le miens... ».

Ils finirent de gravir les marches cérémonieusement et pénétrèrent enfin la ou ils étaient attendus. Un émissaire particulier était déjà la, un serviteur zélé et loyal qui devait trépigner d'impatience. Ils y étaient enfin, finalisant ce long périple pour se dévoiler à la Cour du Doux.

------------------------------


-La cour du Doux

Les Gardes Impériaux pénétrèrent les premiers dans la salle pour prendre place avant l'arrivée de l'Empereur. Se séparant dès l'entrée, ils s'éparpillaient méthodiquement vers les points cruciaux. Pas une once d'agressivité ne les animait mais un solide sens de la dévotion et de la loyauté, de même qu'un désir d'infaillibilité les poussait à protéger par-dessus tout celui qui allait paraître. La main sur la garde de l'épée, ils prenaient soin de laisser l'arme sous le pan de leur cape afin de ne pas faire preuve d'une hostilité par trop ostensible.

Le Gnome qui s'agitait précédemment dans la salle ne pu visiblement réprimer un râle de joie « Aaagnnnummmm.... Gaaaaauuuummm... Gaummmmm! ». Il arrivait enfin, son maître! Il roula au sol de joie et se mit à taper des mains, il ressemblait presque à un chiot qui glapit. Un garde avança fièrement à ce moment et annonça à l'assemblée:

« Son Excellence, l'Empereur Amras Telemnar! »

Capuchon baissé, l'Empereur affichait devant tous son visage. Il n'avait que peu changé au fil des ans, les yeux bleu de l'ibad brillaient toujours de cet éclat intense comme ceux de Shaihulud le faiseur jadis. Il avançait vêtu de sa bure noire ouverte sur une tunique d’un noir profond. Elle arborait néanmoins des runes brodées par des fils d’argent qui cerclaient les bordures des larges manches. Le col haut entourant le cou était lui aussi agrémenté d’un liseré argenté qui descendait jusque sur la poitrine. Raffiné mais sobre, bottes de Benou aux pieds, la main sur son célèbre pal, il embrassait d'un regard ardent ceux qui avaient eu à subit l'intervention de Marcellus.

Les yeux clos, il inspirait profondément et restait jusque la silencieux. Il fit quelques pas en direction du gnome et prit la parole:

« Les temps sont mûres... La tache est accomplie! Viens à moi Gnome! » Marcellus ne se fit pas prier et sautilla jusqu'aux pieds de son maître.

« Terre d'Aguératon... Toi qui me vit naitre et m'épanouir il y a de cela bien des années! Toi qui sombra jadis dans le chaos pour la Gloire des Illuminatis, glorieux banquet pour nos dieux avides! Je pensais en avoir fini de toi...

Tout y avait été accompli! Ta déchéance était le stade ultime et l'aboutissement de ton voyage vers le chaos salvateur...


Terre du mou, Scélérat infâme, qui inversa le cataclysme pour te faire renaître et te faire jouir d'une virginité retrouvée! »


« Non Aguératon! Tu ne pouvais rester ainsi, pitoyable, juvénile, foulée au pied par des sots et des arrogants! » Le regard de l'empereur Telemnar se faisait dur mais il semblait visiblement se délecter de la réaction provoquée. Il leva les yeux tandis que son bras s'ouvrait vers l'assemblée:

« Je te vis renaître... Et lors de cette renaissance mon regard s'est posé sur toi. Pour le gloire de Haine et des Illuminatis, je conquérais déjà un nouveau monde. Le temps viendrait ou je poserais à nouveau mon regard sur toi et où tu serais conquise, où dans ma main tu serais redevenu jouet! Ce Gnome... » Il désigna Marcellus de son index. « ... fut envoyé pour accomplir cette tâche. Bâtir un royaume, s'entourer d'alliés fidèles et aguerris pour que le jour de mon retour, son armée célèbre ma venue par une offrande à Mort! Rappelez-vous ceci «Ni victoire, ni défaite, seuls les morts comptent! ».

L'empereur reprit sa diatribe après avoir pointé de son pal ceux qui l'écoutaient tandis qu'il concluait sur l'extrait du codex Illuminati.

« Marcellus choisit pour alliés mes anciens ennemis Infinitum Spiritas, Haine et Luxure l'en félicite! Forces jointes, ils mirent à bas l'armée de Seifer, causant la mort de centaines de milliers de soldats, Carnage et Mort l'en félicite! Mon Impériale volonté est faite à travers lui et ses Alliés!»

« Je ne suis pas ici pour conquérir ou asservir! » lança-t-il malicieusement « Je ne suis la que pour glorifier mes Dieux sur leur terre natale par le sacrifice récemment offert. » Amras Telemnar baissa respectueusement la tête vers l'assemblée en gage de bonne foi, mais sa parole aurait pu paraître peu engageante.

« Ceci n'était qu'un jeu pour moi, me voilà bien diverti! Que le sang versé fertilise les champs de vos fermiers! Je laisse le soin aux Infinitum Spiritas et à Marcellus de décider de l'avenir, mon pèlerinage ici n'est que temporaire. Qu'ils festoient et parlent en leur nom! Leur œuvre est grande, je leur laisse le soin de discourir. »

Deux gardes Impériaux apportèrent un siège pour l'Empereur qui prit place confortablement une fois son discours terminé. Marcellus, le Gnome ridicule, vint se lover à ses pieds en laissant échapper des couinements de joie. Une tasse d'infusion d'épice lui fut servit tandis qu'il attendait patiemment l'arrivée de ses anciens adversaires, aujourd'hui alliés de son si particulier envoyé. Ironie du monde diront certains...


Dernière édition par Amras Telemnar le Mar 26 Mai - 23:37, édité 2 fois (Raison : correction de fautes et mise en page.)
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Aarchaon
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MessageSujet: Re: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Mar 26 Mai - 20:06

La cour du Doux

Une troupe de plantes sculpturales s’avançait à grands pas vers la cour du Doux… Une vingtaine de grandes et magnifiques femmes avançaient en cercle en distribuant tout autour d’elles des parchemins à la gloire de l’Infinitum Spiritas .
Ces déesses se baladaient dans leur plus simple appareil avec seulement un cache nudité pour ne pas provoquer totalement les foules…
A chacun de leur pas , un doux parfum enivrant venait provoquer les narines de tous ses gugusses présent autours d’elles bien que ceux-ci étaient déjà très occupés à reluquer les formes généreuses des créatures se trouvant devant eux. Un sourire malicieux sur leur visage semblait nous dire que cela n’était pas pour leur déplaire…

Toute l’agitation provoquée par le déplacement de ces canons faillit presque faire oublier la présence de l’homme qui se trouvait au centre du cercle, assit sur son imposant destrier blanc drapé du blason IS.
L’homme était couvert d’une cape jaune qui avait fait sa gloire dans d’autres temps mais son visage était caché par un capuchon noir qui ne laissait visible que deux iris bleus perçants.
Cet homme semblait être quelqu’un d’important car il possédait sur sa cape le cigle que portait les anciens hastrateurs qu’avaient connu les terres d’aguératon jadis…

L’assemblée arriva alors aux pieds des marches du grand palais du Doux. Quelques femmes se déplacèrent alors rapidement vers la monture du sieur et formèrent un escalier humain afin que celui-ci descende aisément de son cheval. Le pied gauche à peine posé à terre, deux autres de ses servantes vinrent le prendre par la main, et les trois comparses montèrent les marches du palais avec une grâce inimitable, suivis de près par le reste de la troupe.
Une fois en haut des marches deux gardes tentèrent d’en savoir plus sur l’identité de l’inconnu qui se dressait devant eux, mais un baiser de l’une des déesses suffit pour les convaincre que la curiosité était un vilain défaut.

Dans un des couloirs il vit un certain nombre de portraits d’anciennes gloires . Il se reconnu sur l’un des portraits présentant l’ancienne équipe des hastrateurs sur lequel on pouvait voir entre autre la magnifique dame Chloée. Il esquissa un léger sourire et montra sa photo à toutes ses servantes qui entonnèrent à l’unisson :


« Il est grand, il est beau… tout le monde l’acclame, quand il arrive au château… ».

Ils arrivèrent enfin dans une pièce où se trouvaient le petit Gnome Marcellus et celui avec qui il venait de partager plusieurs lunes à établir les plans les plus machiavéliques : le magnifique, l’immense , l’inimitable Amras. Ils n’avaient pas toujours été amis ces deux la, c’est le moins qu’on pouvait dire mais aujourd’hui une amitié s’était liée entre eux.
L’homme au capuchon esquissa un sourire qui en disait long à la star des lieux et alla lui serrer la pince comme à un vieux pote de taverne. Il en fit de même avec le gnome après s’être au préalable muni de gants, ce qui d’ailleurs peina fortement le pauvre gnome.

Il demanda alors à une de ses servantes d’aller lui trouver un siège pour pouvoir s’installer car il avait quelques mots à dire.
La servante s’exécuta, et revint quelques secondes plus tard avec trois sièges différents pour que son maitre prenne celui qui l’accommodait le plus.
Son choix fait, il se dirigea vers la plus belle de toutes ses servantes et lui susurra quelque chose au creux de l’oreille. Celle-ci se mit alors au milieu de la pièce ,après avoir attendu que son maître s’installe dans son fauteuil, et prit la parole d’une voix mielleuse et ensorceleuse :


« Mesdames et Messieurs , voici maintenant le grand, le beau , le fort , le robuste , l’inimitable dieu de la guerre , j’ai nommé le célébrissime Aarchaon, chef de la noble guilde des Infinitum Spiritas »

On vit alors les autres beautés claper des mains :

« Clap, Clap, Clap, Clap, Clap, Clap… »

Toute l’agitation terminée Aarchaon prit alors la parole de sa voix rauque et terne :

« Gueux et Gueuses d’aguératon, quelle joie pour moi de vous retrouver aujourd’hui ici, moi qui ne pensait jamais refouler ces terres lorsque nous avons subi ce terrible cataclysme il y a de cela quelques temps maintenant.

La raison de ma joie ? Elle est toute simple… vous avoir enfin doté d’un régent digne de ce nom en la personne d’Amras. Nous vous avons enfin redonné un régent qui en est vraiment un. Qui pouviez-vous rêver de mieux pour occuper ce rôle ? Un membre de l’Infinitum Spiritas qui plus est… Vraiment que demande le peuple ?

Je dois toutefois avouer que j’ai longtemps hésité avant de venir vous délivrer de l’ennui et de la médiocrité tant les gens sur ces terres ne sont pas reconnaissant des choses que les grands de ce monde font, mais après mures réflexions avec mes comparses guildiques, nous avons décidé de revenir sur ces terres pour redonner un peu d’allant à ce monde mais aussi pour que le travail effectué par d’anciennes et valeureuses guildes comme celle de l’Ordre des déments ne soit pas vain.

Les pingouins avaient commencé à vous plonger dans la médiocrité et vous faisaient croire qu’ils étaient puissant grâce au royaume de Seifer… Mais rien n’en était , ce royaume n’était que pacotille et il nous fallu que quelques lunes pour renverser ce royaume soi-disant infranchissable à en croire les habitants de la banquise…

Seigneurs je vous en prie à l’avenir ne vous laissez pas avoir par les paroles de ceux qui tentent de dominer le monde et qui n’en n’ont pas la carrure.

Dorénavant nous sommes là, vous pouvez compter sur nous pour vous offrir des batailles de grandes ampleurs et pour assurer votre protection lorsque les gueux de ces terres tenteront de se rebiffer en faisant bruler toutes les terres qui vous appartiennent.
Nous serons là… Nous avons toujours été là… Et nous serons toujours là … »


« Clap, Clap, Clap, Clap, Clap, Clap… »

« Vous mes amis Spiritas, comme d’habitude vous avez su répondre à l’appel de la gloire et de l’amusement, et comme d’habitude vous ne m’avez pas déçu. Cette victoire est votre, vous pouvez enfin profiter de vos royaumes pour vous divertir avec les quelques prisonniers du royaume de Seifer. Cette première mission effectuée nous allons maintenant pouvoir terminer le travail en prouvant à nouveau notre puissance militaire et notre cohésion. Bien à vous mes frères. Votre chef vous aime ! »


« Clap, Clap, Clap, Clap, Clap, Clap… »

Son discours terminé, ses servantes vinrent le déplacer avec son fauteuil et le placèrent juste à côté d’Amras. En espérant avoir réussi son numéro de provocation et voir des réactions de ses ennemis, il s'affala dans son fauteuil.
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Xalendan
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MessageSujet: Re: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Mar 26 Mai - 21:53

Cela faisait déjà quelques lunes que je fus de retour en Aguératon, bien que ces terres fussent calme, un grand événement se passa… En effet, alors qu’Aguératon portait mieux que jamais son nom, les Royaumes Oubliés, nous, Infinitum Spiritas, avions mobilisés toutes nos forces afin de détrôner celui dont on disait qu’il était indétrônable. Un Seigneur venant d’une banquise lointaine, faisant partie des Pingouins Barbares, le Sieur Seifer… Oui, l’homme qui faisait trembler nombres de personnes, ou plutôt nombres de couards…
J’étais présent depuis le début du discours du grand Amras Telemnar, après celui-ci vint le Seigneur Aarchaon, le chef de l’Infinitum Spiritas, mon chef… Bien que cela fusse rare et contre ma nature, j’avais de l’estime pour ces deux grands seigneurs, et j’étais fier d’avoir apporté ma pierre à l’édifice…
Après qu’Aarchaon eut fini de discourir, et ne voyant personne venir après lui, je me mis à avancer peu à peu, sortant de l’ombre de la Cour du Doux accompagnait de mes trois gardes du corps. Je portais une cape noire recouvrant mon corps entier ainsi qu’un capuchon de la même couleur. On ne pouvait que percevoir une mèche de mes cheveux d’un gris argenté, mes yeux d’un rouge feu intense ainsi que le sigle de l‘Hastration… Mes soldats, quant à eux, étaient vêtit d’une armure semblable à celle des gardes d’Alérandir Daâh bien que l’écusson fusse celui de mon royaume, Zerande, marier à celui de l’Infinitum Spiritas.
Une fois à mis chemin entre les deux seigneurs et la foule, je fis signe à mes gardes de rester en arrière… Puis, une fois arrivé aux côtés des deux seigneurs…


« Nous y sommes arrivés mes frères… Pour la gloire de l’Infinitum Spiritas… » chuchotais-je aux deux seigneurs avant de me retourner vers l’assemblé de seigneurs qui commençait à croître…

« Aguératon ! Entends-moi ! » criais-je de tout mon cœur.

« Depuis le début du renouveau des Royaumes Oubliés, alors que les gueux de ce monde reconstruisaient leurs royaumes, des seigneurs venant d’une banquise lointaine, se nommant les Pingouins Barbares ont profité de votre faiblesse afin de prendre le pouvoir ! »

Des murmures commençaient à affluer à travers la foule telle la peste se propageant, allant d’homme en homme…

« Bien que tentatives il y eut, celles-ci se sont toutes révélées vaines… Personne n’a pu agir à temps, ou plutôt personne n’a su agir à temps… Mais grâce à nous, Infinitum Spiritas, cela n’est plus qu’un lambeau du passé des Royaumes Oubliés ! Nous avons réalisés ce que personne n'a pu réaliser, grâce à nous, vous avez pu voir le gobelin Marcellus, sous les ordre du grand Amras Telemnar, détruire les armées du royaume Galbadia, vous avez pu voir ce gueux de Seifer choir, laissant sa place au Seigneur Amras Telemnar... Désormais un grand seigneur, et non un gueux de bas étage comme il y a peu, se trouve à la tête des Royaumes Oubliés au nom de l'Infinitum Spiritas... » disais-je en laissant apparaître sur mon visage un sourire narquois.

A mes paroles, les murmures devinrent brouhaha, certains acclamèrent, d’autres blâmèrent, mais je n’en n’avais que faire… Quelques secondes se fussent écoulées avant que je ne lança…


« Gloire à l’Infinitum Spiritas !!! » proclamais-je en levant les bras vers le ciel.

Puis, suite à mes dernières paroles, je me retirais aux côtés des Sieurs Amras Telemnar et Aarchaon, attendant une quelconque réaction…
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Aarchaon
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MessageSujet: Re: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Jeu 28 Mai - 22:08

Aarchaon, était tranquillement assis sur sa chaise à attendre qu’un pingouin se décide enfin à venir papoter, quand un de ses sbires vint le voir et lui transmit un message :

« Une certaine Dame Ayrwen a laissé un message pour vous dans une autre salle de la cours du Doux. Elle prétend que vous êtes amis et espère pouvoir croiser les fers avec vous dans un futur proche. Pauvre femme… »

Aarchaon eut d’abord l’air surpris, puis il reprit ses esprits pour essayer de savoir de qui il pouvait bien s’agir . Aarchaon n’était pas du genre à avoir beaucoup d’amis, il était plutôt de ceux que l’on appelle des Misanthropes. Mis à part ses frères d’armes guildiques il ne partageait pas de moments complices avec qui que ce soit.
Il essaya alors de se rappeler des personnes qu’il avait rencontré dans ses débuts, dans un passé qu’il avait eut vite fait d’oublier pour se forger le caractère qu’il avait aujourd’hui.
Le nom de Thomss fut celui qui lui vint le plus vite. Il assimila alors de suite ce nom à celui qui lui avait promis la protection mais qui avait profité de lui pour faire des choses illégales avant d’être logiquement inculpé par la police.
Mais pour Aarchaon ce ne pouvait être lui puisque son larbin lui avait dit qu’il s’agissait d’une Dame répondant au nom d’Ayrwen. Il savait toutefois que cette femme faisait partie de l’alliance de la banquise et il se décida à parler tout en restant assis sur son fauteuil :


« Bien le bonjour chere dame Ayrwen, je suis tout aise de savoir que vous m’appreciez comme l’un de vos amis, mais je ne peux en dire de même en ce qui concerne mes sentiments à votre égard… Je ne sais point qui vous êtes… Hormis que vous êtes une habitante de la banquise et que comme vos couards d’amis vous ne venez pas papoter avec nous alors que vous êtes pourtant présente dans le palais de notre Doux . Si je n’ai pas pris la peine de venir vous répondre directement c’est que je pense que si vous tenez particulièrement à me rencontrer, et bien vous pouvez tout simplement venir ici. Si vous me cherchez je ne bouge pas … Sur ce je crois tout vous avoir dis. La bise à vos pleutres de frères… »

Le message passé, Aarchaon siffla une de ses servantes qui accourut au plus vite :

« Oui maître ? Que puis-je pour vous ? »

Aarchaon lui susurra quelques mots à l’oreille comme l’on susurre des mots d’amour à sa dulcinée.
La servante rougit et fit un bisou à son maître. Elle s’avança alors vers le centre de la salle, la mine réjouie et le pas léger :


« Cher pingouins, le magnifique Aarchaon se demande pourquoi aucun de vous ne vient défendre les intérêts de sa guilde ici même. Il tient à vous rappeler par ailleurs qu’une guilde se doit aussi de faire vivre sa politique à la cours du Doux. Il rappelle également que cela fait parti intégrante des lois régaliennes qui régissent chaque guilde de nos terres. Le chef m’a par ailleurs chargé de vous dire que si plus de deux pingouins venaient ici même, il m’épouserait sur le champs en me couvrant d’or. Alors je vous en supplie aidez moi à accomplir mon rêve ! »

Aarchaon ne put s’empêcher de pouffer de rire après ce discours. Il jouissait intérieurement en espérant que les pingouins tombent dans son piège. Après tout, le coup de la femme qui vous demande un service n’était pas si mauvais…
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Laquatus
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MessageSujet: Re: La victoire d'un Gnome pour son Maître   Jeu 4 Juin - 16:15

*Blurp*

Laquatus déposa délicatement une flaque visqueuse et aux teintes étranges devant l’une des entrées de la cour. Depuis que Scientist avait décidé de se mettre au régime, il avait décidé qu’on ne mangerait plus que des légumes aux pseudo-réunions et aux pseudo-conseils de guerre. Une horreur. Et en plus ces foutus Spiritas qui n’arrêtaient pas de piailler pour qu’on vienne les voir. Evidemment, en tant que diplomate, c’est Laquatus que ça concernait.


J’ai jamais pu blairer ça, les légumes. Expliqua-t-il à un pauvre bougre sortant de la salle qui n’avait plus qu’à faire changer ses chaussures.

Il s’était traîné comme un vivant agonisant de l’Île jusqu’à la cour pour enfin se libérer de son fardot juste devant.


Et maintenant j’ai faim.
Soupira-t-il au moment où une donzelle, fille d’un seigneur lambda, apparut dans l’encadrure. Elle prit un air terrifié en voyant ses dents d’une blancheur immaculée et ses yeux qui traduisaient le plaisir qu’il aurait à déchiqueter sa chair et à entendre craquer ses os. Elle prit ses jambes à son cou (très appétissant d’ailleurs) et atteignit rapidement une vitesse de pointe qu’elle ne reproduirait que pour disputer un corsai lors des prochains soldes sur la presqu’Île de l’Emeraude.

Il se gaussa pendant quelques secondes, laissant un fin filet s’échapper de sa bouche pour rejoindre la flaque.
Il sortit ensuite un mouchoir blanc de sa poche et pénétra dans la cour elle-même en s’essuyant la bouche.
Ca grouillait. Les cœurs battaient quasi en continu. Le sang chaud (sûrement délicieux) circulait en tout sens dans des artères fragiles. La chair palpitait de vie partout autour de lui, et à quelques centimètres seulement. L’odeur alléchante du gibier se collait à chaque particule d’air qu’il inspirait. Un vrai supplice pour un affamé.

Constatant son apparence squelettique de mort-vivant en famine, beaucoup s’écartait pour ne pas avoir à le toucher. Et ils avaient d’ailleurs raison, en manque de nourriture il ne tardait pas à pourrir et à semer des morceaux de peaux qui se décomposaient à vue d’œil. Quelques hurlements retentissaient parfois.
Au final il n’eut pas de mal à se faire remarquer et il se servit de la place qu’on avait fait autour de lui pour interpeler les Spiritas qui l’avaient demandé.

Bonjour. Souffla-t-il marquant ainsi une politesse qu’il fut le seul à accomplir parmi ce débat de hauts seigneurs.

J’ai faim.


Je suis Laquatus, Pingouin Barbare.
Que voulez-vous savoir, Spiritas ? Si les Pingouins sont vaincus ? Vous voulez qu’on vous félicite ? Que l’on se plaigne ? Que l’on s’énerve ?


Il les pointa du doigt pour signifier que sa question en était bien une.


Nous, Pingouins, avons assez exhorté tous nos ennemis à relever le défi Seifer et ce depuis le début de la renaissance de ces terres. Imposant nos lois, trahissant nos alliés, infiltrant des guildes par notre communauté entière pour s’en aller ensuite, nous moquant de vos débats comme de vos guerres. Nous avons fait tout ça pour que quelqu’un, quelque part, se décide enfin à tenter quelque chose, et à le réussir. Vous êtes arrivé trop tard, Spiritas. Notre reine a trop duré pour que la chute de Seifer nous accable.


A cet instant, son bras tomba au sol, le doigt pointait toujours une direction inconnue, le Nord sans doute. Imperturbable, Laquatus continuait à parler tout en ramassant son membre et le replaçant à sa place originelle.

J’ai faim.


Même nos buts ne nécessitent plus cette place en hauteur. Nous voulions vous laisser savourer votre victoire sans intervenir, mais voilà que vous n’avez pas cessé de nous appeler.
Que voulez-vous donc savoir ? Voulez-vous qu’on vous dise que cette victoire nous vous l’avons donné ? Que le sir Seifer s’est arrangé avec un autre Pingouin pour détruire lui-même une partie de ses troupes pour vous permettre de réussir votre entreprise et mettre fin à cette mascarade ridicule qui consistait à faire une course à la ressource ?

C’est cela que vous voulez entendre ?

J’ai faim.


Ou, comme je l’ai dit, ce sont peut être des félicitations que vous voulez.


Un sourire moqueur se dessina sur sa mâchoire maintenant presque apparente.


Félicitations, Spiritas, vous avez réussir à gagner un combat en hautes terres. Bravo aussi pour avoir gardé un membre de votre guilde au-dessus du classement si longtemps.

Vous êtes admirables.

J’ai faim.


Il s’arrêta de sourire, mimant une réflexion intense.


Peut-être, encore, désirez-vous savoir si nous allons nous venger. On pourrait dire oui, mais nous avons tout notre temps. Vos premières promesses, vos premières menaces, vos premiers préparatifs datent d’il y a environ une centaine de jours. Vous aurez tout ce délai pour découvrir ce qu’il va se passer, ne soyez pas impatients.
Mais après tout, pourquoi nous venger ? Les pertes que vous avez infligées à Seifer ne remboursent même pas celles que vous avez encaissées suite à nos raids.

Il leva les yeux au ciel en signe de désarroi et d’incompréhension puis décida de conclure.


J’ai faim.


En somme, n’attendez pas de nous qu’on vous balance ni des fleurs, ni des tomates. Ne soyez pas impatients, on vous croirait pressés comme des oranges sans jus.

J’ai faim

Je sais que vous nous aimez beaucoup, mais je vous sommerai d’arrêter de nous casser les noix pour qu’on vienne ici. Car je ne sais pas si vous l’ignorez mais généralement c’est pour ma pomme donc si vous continuez je vous colle une prune pour harcèlement. Surtout qu’ici on est loin de se fendre la poire ici.


Il pivota sur lui-même en regardant les regards tournés vers lui qui exprimaient un mélange de dégoût et de terreur, comme pour démontrer ce qu'il venait de dire. Puis il redirigea son regard vers les Spiritas.


Cessez de nous chercher, ou vous ferez choux blanc.

J’ai faim.
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