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 Arrivée d'un elfe engagé.

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Arakasï
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MessageSujet: Arrivée d''un elfe engagé.   Jeu 14 Mai - 14:38

La nuit était étonnement douce. Les glaciales étoiles, figées comme toujours dans l'accomplissement de leur rôle éclairaient une scène des plus habituelle à cette heure tardive. Un badaud, esseulé, cerné d'ombre, arpentait en toute quiétude les rues pavées d'Alérandir. C'était un elfe, au comportement visiblement belliqueux, qui avançait d'un pas tout militaire, attiché d'une armure imposante et menaçante. Un arc, un carquois et une épée faisaient figure d'avertissement quant à ceux qui oseraient encore le défier malgré déjà son regard averti, ses yeux ardent qui jetaient des feux d'agressivité impressionnant loin de son environnement fermé. Il furerait ici et là, ses pas ampoulés frappant le sol de marbre avec fierté, à l'affût semblait-il d'un moindre incident, d'un moindre mal , sa main porté à l'avant du pommeau de sa lame scintillante accrochée à la taille.

Son regard soupçonneux alors que sa fine silhouette se dessinait, déambulait entre les imposants bâtiments, se posa sur chaque homme et femme qu'il rencontrait sur son chemin... Comme s'il pressentait que l'un d'entre eux se trouvait être un bandit, ou pire un rebelle. Il avait appris tout ce qui s'était passé ici depuis, et était bien décidé à protéger l'honneur et la fierté d'Agueraton. Car sans elles, l'on était rien, plutôt mourrir. Telle était la philosophie des Elfes gris de Shurak.

Il aperçut un jeune enfant en haillon qui louchait sur la bourse d'un noble marchand qui fermait boutique, celui-ci inconscient de la malice qui naissait dans l'esprit de son voisin affâmé, duquel il se rapprochait inéxorablement. Sans attendre, Arakasï agile comme un félin sauta sur le pauvre gamin et l'attrapa de sa poigne terrifiante à la gorge durement écrasée.


Misérable avorton, ne t'avise pas de concrétiser ce que ton petit cerveau malhonnête a matérialisé et véhiculé dans tes pensées.

Arakasï resserra implacablement sa poigne, tandis que le visage de l' enfant aux yeux sortis de leur orbites devenait d'un ton bleu sous son regard impitoyable et qu'il se débattait avec la force du désespoir. Puis satisfait, Arakasï relâcha le malhonnête, non sans un coups de pied féroce au derrière et un rire aux éclats.

Arakasï vit un rassemblement de population et décida de s'y mêler pour se présenter à eux. Il dégaina sa lame étincelante, et comme anticipé, il attira leur atention.

Bonnes gens, nobles et seigneurs, mes salutations. J'en viens aux présentations, Jund Arakasï, Prince du Royaume Elfique de Shurak. Bien qu'étant simple visage inconnu, je n'émerge assurément d'aussi loin que votre imagination se porterait à vous faire penser.

En ces heures sombres et graves, ces jours incertains, j'ai senti l'heure pour moi de sortir de la pénombre une fois pour toute. Agueraton, notre belle patrie corrompue, secouée, violentée de toute part, est en danger sans que véritablement nul ne réagisse à la hauteur des enjeux : Avec la fièvre mortelle qu'une telle situation débridée, une telle sauvâgerie manifestée dans nos paisibles contrées ordonne !

Il hurla ces derniers mots comme pris soudain de rage, son regard soudain enflammé brûlant au passage tous ceux qui l'admiraient. Pour ne point effrayer ceux qu'il s'était promis de protéger, - les bons, les nobles et les honnêtes, - il rangea son épée.

L'heure n'est plus à la frivolité mais à l'effervescence. La patte de velours a failli. Voyez l' obscurantisme et les bas moraux qui s'étendent, agitent notre monde et régissent à présent de trop nombreux comportements. Les croyances décadentes s'écoulent sous nos ponts et menacent d'éclater nos fondations. Les hérétiques du culte anarchique submergent nos faubourgs, soutenus en déca par les ignomineuses rebellions sans queue ni tête; tandis qu' infâmes mercenaires et autres fripouilles font force d'autorité dans ces jours perdus, la criminalité ayant bondi comme jamais dans nos quartiers.

L'elfe en armure leva un poing coléreux en l'air.

Le vice les ronge, tous. Ils nous dénigrent, vomissent leur venins et leur élucubrations sans comprendre le pourquoi de notre unicité, de notre puissance. Nous ne faisons qu'un avec le Doux et les hastrateurs. La loi du peuple par le peuple pour le peuple n'est qu' inavouable chimère qui amènera au seul désordre, repoussera à l'âge inculte de la barbarie. Ce que nous bons citoyens, honnissons par-dessus tout.

Cette époque grossière, indécente, est une épreuve arrogée par Lumya pour mesurer notre courage, éprouver notre détermination, juger de la solidité de notre foi inébranlable.

Aux grands maux, les grands moyens. Qu'on me laisse seulement la place de " bourreau " et le sang coulera à flôt. J'égorgerai chaque plouk pris en flagrant délit de vol et de mise à sac des bonnes gens. Dans le feu et l'acier les créatures démoniaques qui harranguent à nos portes seront balayées, chassées de nos terres. Je pourfendrai non sans une jouissance partagée les terminaplouks, ces diables cachés qui sapent nos lumières en les corrompant. Je garde bien sûr une place de choix dans mes vitrines pour les têtes repoussantes que seront celles des rebelles et autres mercenaires, ceux qui osent impunément troubler l'ordre public. Pour l'honneur d'Agueraton !


Il pointa son index accusateur sur les gardes qui stationnaient non loin de là, semble t-il entrain de veiller au bon déroulement du rassemblement.

Qu'on se le dise. La justice ce n'est pas celle qui fait force de conciliation, mais d'annihilation systématique de toute opposition, aussi conciliante soit-elle.

La garde bafouée doit redoubler d'ardeur, elle ne s'immerge assez dans l'agressivité salvatrice face à l'afflux constant des mécréants. Qu'ils sachent que les mots de leur ennemis sont leur armes les plus redoutables. Qu'ils prennent conscience. Découdre une à une leur accusations infondées n'est que vulgaire perte de temps. Pendant ce temps les mailles acérées de leur filets souillées de sang se resserrent inéxorablement autour de ceux à qui ils ont fait serment de protéger dans leur pitoyable prudence immobilisatrice, leur envie outrageante d'apparaître comme bienveillant. Réagir n'est point suffisant. C'est maintenant devant la déroute ennemi que nous devons déterminer le moment de l'attaque, que les coups doivent être portés. Nous devons faire de l'épée notre parole, juste et tranchée.

Le monde ne peut être gouverné par des paysans, cette masse giratoire, ces idiots de bas étage manipulés par n'importe quel parvenu au talent oratoire, y compris les plus vils démons.

Qu'à cela ne tienne, les Elfes de Shurak seront présent sur tous les fronts dans la croisade contre les hérétiques, les agitateurs chaotiques et les agents du désordre.


Comme une promesse, Jund Arakasï sortit son coutelas à l'arrière de son dos et s'effilaucha le bras avec, d'ou se déversait une petite quantité de sang sur le sol.


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Baron de kalys
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MessageSujet: Re: Arrivée d'un elfe engagé.   Ven 15 Mai - 2:08

D'innombrables paroles furent dictées par un inconnu prônant une institution qui fût créer il y a bien longtemps. De bien jolie tournures de phrases, mais toutes emplit de sottises! Nous vivons à l'heure actuel dans un monde archaïque, les seigneurs s'enlisent dans des idéologies qui pour eux, sont novatrices. Ce régime monarchique s'essouffle, le peuple se lasse, la population grondent dans les bas quartiers. Que font les grands hommes? Ils font la sourdes oreilles, reléguant ainsi à leurs sous-fifres d'accomplir les tâches ingrates... Tel que supprimer un individu ayant fait preuve d'une trop grande ouverture d'esprit. Attention, proposer trop de remaniements des fondations d'Agueraton peuvent nuire gravement à la santé.

Mes songes se succédèrent, mon indignation s'accentua au fur et à mesure que je trouvai cette narration indéniablement égoïste. L'étranger n'éprouva aucune once de compassion envers un peuple agonisant de part les taxes exorbitantes, les lois défendant uniquement la bourgeoisie et les inégalités entre les peuplades régionales. Le doute ne fut plus permit, cet homme manqua cruellement d'altruisme. Ses idées puisèrent leurs sources dans un puits asséché par le temps passé. Méprisable énergumène, qui ne songe qu'à propager ses discours conservatoires.

Une larme vînt s'aventurer sur mes pommettes, une gouttelette émit par la pensée d'une terre meurtrit par les souffrances d'une population opprimée par une pseudo royauté. Des souvenirs qui furent jamais oubliés, refirent surfaces. Marquant ainsi, la fin d'un visage emplit de sérénité. La douleur, la peur, l'affliction se dessinèrent sur mon visage. Mais en réalité, ai-je déjà possédé une apparence physique démontrant, quelconques signes de joie? J'en doute fortement, mon âme est souillée à jamais par d'incalculables années de supplices.

Comment, cet homme ose t-il palabrer devant une foule de badaud dépourvue de toutes libertés? Il est incontestablement courageux, mais sûrement empreint à une folie passagère.

Le temps était venu pour moi de prendre la voix de l'échange verbale. Je me présenta devant mon antagoniste, l'observant directement dans les yeux afin de démontrer instantanément que je ne cèderai pas et que mes opinions seront défendues avec ardeur.


- Homme à la prestance remarquable, je m'adresse à vous en tant qu'Eldor Woulen, Baron des terres de Kalys.

Une fois cette courte présentation effectuée je pus véhiculer mes principes moraux sur cette place bondée de curieux.

- Monsieur, si je vous parle d'équité, continueriez-vous à maintenir de tel propos? Vous insultez le peuple d'Agueraton en vous opposant aux changements. Ne voyez-vous donc pas que nous souffrons? Ne voyez-vous donc pas que les maux principaux des résidents de ses terres proviennent essentiellement des hastrateurs du Doux ainsi que de celui-ci? Nous vivons dans la misère à cause des impôts importants. De plus celui qui se dit être notre « suzerain » ne prends jamais la peine de convoquer le peuple pour prendre son opinion. La population n'est utile que pour enrichir les riches et les hommes de « pouvoirs ».

Je sentais peu à peu l'énervement monté en moi, je canalisais ma colère tant bien que mal. Mon sang bouillonnait dans mes veines. Je repris mon élan et je m'apprêtais à achever mon opposant par des mots lourds de sens.

- Dites moi, donc selon vous les habitants d'Agueraton non pas droits aux diverses libertées? N'ont-ils pas droits d'imposer leurs voix dans ce petit monde de sourd? Les Agueratonniens sont le peuple, le Doux n'est qu'un être ayant le pouvoir par la volonté du peuple et celui-ci en a usé que trop abondamment! Il est temps que les choses changent. Nous devons institués un nouveau régime gouvernemental. Et celui-ci serait érigé par la voix de la population et non plus par un tyran abusant de son statut.

Mon discours se termina, je repris peu à peu ma respiration. Lorsque, contre toutes attentes la foule se mit à scander mon nom. Beaucoup de ces gens qui m'entourèrent, s'avérèrent être des opprimées, je contempla la garde qui sembla un peu perdue au sein de cette marée humaine. Mais que pouvait-elle faire?
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Arakasï
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MessageSujet: Re: Arrivée d'un elfe engagé.   Sam 16 Mai - 1:58

Comme il était aisé de se poser en victime quand de toute évidence tout tendait à faire de vous un coupable. A présent les mécréants n'étaient plus que l'ombre effronté de leur conscience, face contre terre devant leur intégrité durablement atteinte, leur honneur à jamais perdu, leur révolution, vacillante, abasourdie, s'érodant chaque jour un peu plus, dans le feu de l'échec, leurs derniers espoirs recouverts de cendres.

Ils n'étaient plus que fragments de poussière qui résonnaient par souci désespéré de grandeur, ce que leurs conditions loqueteuses ne pouvait leur permettre. Mais comment pouvait-on vivre avec un tel fardeau. N'avaient-il point d'honneur à réparer l'hérésie de leur vie par la mort expiatrice ? S'assimilaient-ils vraiment à des insectes ? Ne possédaient-il pas la moindre fierté ?


Pendant ce temps la foule applaudissait, hélait son nom. Eldor Woulen. Et l'inconnu fort du soutien de ses plouks dissiminés ça et là dans la foule ( Arakasï n'en doutait pas un instant ) s'empressait tel un paon en chaleur devant ses admirateurs obscènes, béotées, de parader face éblouissante.

"L'équité ?" Mais quel était cet obscène, cet inconscient. Savait-il seulement ce qu'il proférait ? Ce mot persistant, frêle et tremblant au milieu de ses tranchantes pensées, s'apparenta dans la tête de l'Elfe à un collier de syllabes victimes de l'esprit perverti d'un hérétique. Comment les songes d’un tel homme assurément cultivé, semble t-il de bonne famille, pouvaient-ils susurrer une atrocité si exsangue…dénuée d'une telle pudeur ? Arakasï, plus qu'offensé, se sentit humilié par la verve osée de son opposant. Comment en était-il arrivé à renier la supériorité de sa condition ?

Ses mots se tarrirent, cédèrent la place au silence rageur. Arakasï, parcourru d'un puissante pulsion colérique se sentit trembler. Il finit par s'approcher résolument d'un plouk qui portait une jarre, et dégaina son épée, foudroyant l'objet qui explosa sous le coups. Celui-ci s'éloigna à toute jambe sous l'oeil furieux de son détracteur.

Le baron semblait si sincère, quel pitié qu'un tel potentiel puise ses forces dans un tel simulacre de vie. Un être talentueux certes, mais névrosé tout de même, égaré dans ses rêves cherchant à accéder à l'inaccessible bien réel pour finalement se retrouver en enfer. Et c'était cela qui le peinait le plus, enfin sentiment qui se rapprochait le plus dans le coeur de pierre de Jund.

Le regard azuré, se posa à nouveau sur l'inconnu, les muscles jouant sous la peau albe. Arakasï semblait métamorphosé, serein. Une douceur, infine et subtile, s'écoulait le long de ses membres, affûtant sa haine. Il semblait s'énivrer de la morsure de l'ennemi. Il s'agissait d'une épreuve, imposée par Lumya, il en était certain, il ne faillirait devant cet infidèle. Sa voix s'éleva à nouveau alors que les applaudissements s'évanouissaient.

Eldor Woulen, Baron des terres de Kalys. Un chant bien étrange s'entonne à répétition de votre bouche. " Nous, nous, nous." Il assène à mes oreilles des notes affreusement dissonnantes. N'en prenez point ombrage, mais... le peuple n'est pas dupe quant à votre présomption sifflée. Le charme n'opérera pas.

Les mots avaient fusé, hors de contrôle, lancés comme des flèches folles, ils tournoyaient en ronde macabre dans la cour immense.

Alors ne vous arrogez pas le beau rôle de vous épancher en son nom, comme s'il s'agissait d'une seule entité calfeutrée dans la paume de votre main. Les commerçants, les artisans,les nobles, bourgeois et autres ne vous applaudiront pas en effet... Eux qui subissent vos mécontentements, soutiennent l'ordre et le gouvernement.

Vous êtes aveugle, Baron. Et votre faiblesse morale est à la cause de votre aveuglement. " Ils " continueront d'asservir vos futiles idéaux à leur desseins personnels j'en ai bien peur. Voyez pourquoi et pour qui tant de sang fut versé. Mais vous persistez à déblatérer vos inepties sur le changement.

Par les temps qui courent, il est rare de voir autre chose que des plaintes stériles. Aucune proposition concrète, seulement des jérémiades et de la rancoeur engendrée par des vertigineux prétextes. Et oui il est de nature chez l'homme d'accuser son voisin faute de pouvoir assumer sa propre misère, ses propres échecs. Mais soyons honnêtes, " la faute à nos dirigeants, le bonheur sans eux " est sans aucun doute la plus belle entourloupe inventée de main de maître par les simplets qui croupissent si nombreux dans nos caniveaux.

Le changement. Et que croyez vous ? Que l'anarchie et la violence résoudront vos problèmes ? Que le sol se dérobera sous vos pieds, et qu'envolés vers les cieux vous atteindrez les portes vaporeuses du bonheur ? Je ris en observant la facilité avec laquelle les ignorants applaudissent promptement face à des conceptions qu'ils ne comprendront jamais mais s'évertuent d'une étonnante habilité impulsive à refleter leur mécontentement dans celles d'autres concentrés sur leur seules ambitions.

Vous courrez après d'illusoires chimères dont vous ne saisirez jamais l'essence, auquel cas bien trop tard, quand amèrement dans la violence omniprésente, illimitée, vous vous mettrez à chanter l'hymne nostalgique du sacré " bon vieux temps. " Prochainement je lancerai un pari sur le prochain qui réussira à vous manipuler, mais revenons à nos soit disants lamentables dirigeants.


Les Hordes du Chaos, les Terminaplouks, les Mercenaires ? Ont-ils été crée de la main du Doux et Hastrateurs ? De quels maux sont-ils les procréateurs ? Dîtes moi.

Pensez seulement à ces taxes qui ont fait de nos armées, celles qu'elles sont devenues depuis lors. Fait avéré, incontestable : triomphantes face à l'ennemi et ce sur tous les fronts.

L'opinion d'incultes, de bas étage, assez pour suivre idiotement, insouciemment les sermons d'un démon agissant contre leur intérêts, n'intéresse personne. Plus de libertés vous me dîtes ? Et quoi donc ? N'est-ce pas déjà assez que d'être simplement libre et de pouvoir s' exprimer par les manifestations pacifiques. Que voulez vous de plus cher ami ? Contentez-vous de travailler, d'obéir, et vous serez protéger. Sinon mourrez de l'épée.

Venez déverser votre haine corrosive si cela vous permet d’exorciser, d'expier vos manque d'éducation, de savoir-vivre et de ce fait de considérations. Mais sachez que ne s'érodera notre fièvreuse détermination d'extirper les vers en charogne de ces quartiers souillés d'impureté.

Arakasï se tut un instant, réfléchissant à ses derniers mots. Il reporta son attention sur le baron, qui un instant plutôt lui avait jeté un regard qui avait démontré toute l'ampleur de son envie d'en découdre. Si Jund n'avait été entourée de gardes, il l'aurait bien évidemment provoqué en duel, ou plutôt non lui aurait sauté dessus sans crier gare. A Shurak, pour moins que cela, le sang coulait à flôt.

Mais l'équité, parlons-en, si vous y tenez.

Arakasï sentit la colère monter d'une intensité presque douloureuse.

Vous-mêmes Baron, vous trainez-vous dans la boue avec vos plouks ? Subissez vous ce que vos esclaves ont à endurer tous les jours ? Vous qui durant vos guerres contre d'autres alliances les obligez à s'éloigner loin de leur contrée pour détruire des vies alors qu'ils n'ont rien demander, qui les faîtes besogner jour et nuit pour assurer la pérrenité de votre état, les surchargez de taxe afin d'amasser l'or qui permettra la victoire contre vos ennemis. Ont-il seulement droit au chapitre quand vous les forcez à vous suivre ? Non. Je vous vois en ce moment, et semble t -il, délicatement rodé par les affres de la vie, aucune impureté, aucune saleté venant souiller vos vêtements si bien soignés... N'est-ce pas là ironique Seigneur, ô grand porte parole du peuple ?
L'équité n'a jamais existé, n'existera jamais. Notre système est ce qui a permis à Agueration de s'élever et de survivre jusqu'à aujourd'ui. Je ne permettrai qu'on remette en cause un système hérité d'un âge d'or et qui jusqu'ici à fait ses preuves, encore aujourd'hui.

Un conseil Baron. Avant de changer Agueraton, changer le Kalys. Et alors seigneur, nous pourrons parler d'équité.


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Baron de kalys
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MessageSujet: Re: Arrivée d'un elfe engagé.   Dim 17 Mai - 15:17

D'innombrables arguments furent émis par ce mystérieux inconnu. Ils n'eurent pour unique objectif d'atteindre le cœur de la population afin de la conditionner à rejoindre son mouvement. Une secte de gens vénérant un équilibre précaire, conçue véritablement, dans le but de servir les dirigeants en place. Cet instigateur de talent manœuvra délicatement, En prenant soin de ne pas utiliser trop de palabre offensante. Les badauds semblèrent s'intéresser à ce débat épineux, ils usèrent intensément de leurs capacités à analyser chacun des mots dictées. Une cinquantaine de têtes dépourvues d'éducations se laissèrent aller au va et vient incessant des échanges entre un adorateur du système actuel et d'un homme idéalisant un futur illusoire.

De multiples provocations maquillées par des mots savants furent émit afin de me déstabiliser. Je resta de marbre face à cet antagoniste. L'étranger projeta autour de lui d'incalculables scènes imagées ayant pour objectif d'acquérir d'avantage de partisan. Mais le peuple, ne fut pas dupe, je vis, de par un coup d'œil rapide que la population resta campée dans ses retranchements. L'effroyable assaut de verbe, n'eut atteint que le cercle œuvrant pour le Mou ainsi que quelques simples d'esprits et certains « peureux » se rangèrent eux aussi à ses côtés. Misérables lâches, n'ayant pas le cran de rivaliser contre une institution jouant du fer afin de calmer le mécontentement des Aguératonniens. Le temps me manqua pour établir le pourquoi du comment … Selon moi, ils tinrent trop à leurs pitoyables existences et plutôt que d'affronter ce système opprimant afin d'établir leurs idéaux, ils préférèrent fuir...

Je monopolisa mon attention sur mon rival, être de chair et de sang royaliste dépêché sans doute par le Doux lui même. Pourquoi? nul ne le sait! Surtout que la révolte fût annihilée il y a quelques temps déjà. Peut être sentirent-ils le souffle du renouveau incessant, l'accalmie provisoire cachant la véritable rébellion.

« Nous, nous, nous » mon opposant chercha à m'offusquer en reprenant ces paroles que j'eus dicté. Je ne vis en aucun cas le mal, pourquoi ne me donna t-il pas le droit de me permettre de me mettre à la place des citoyens d'Aguératon. Il devait concevoir la chose différemment. Selon lui la bourgeoisie créatrice de ce monde, ne devait s'apitoyer sur le sort de la plèbe... Elle devait essentiellement se préoccuper de son bien être! Ces reproches me furent insupportables, je dus répondre immédiatement.

L'émission d'un bruit rauque se fit entendre, perçant le silence de fin de discours, je vins de me racler la gorge.


- Vous le pseudo-engager au service du Doux, vous empruntez avec magnificence sa parole. Si vous n'êtes pas l'un de ces fidèles membres du groupe des élogieux du Mou et bien je vous conseil de vous hâtez afin de le rejoindre. Tant de mots échanger pourquoi? Pour me signifier que je ne devrais pas me prendre pour un sujet du suzerain de ces terres. Je suis un seigneur certes, mais un seigneur visionnaire, qui est au supplice chaque jour de son existence lorsque je m'aperçois que mon peuple est au porte de l'enfer. Le peuple est souffrant, les esprits sont tourmentées sans cesse par l'inquiétude du manque de bien, d'alimentation et de compassion que pourrait lui apporter leur souverain. Donc, oui je soutiendrais à jamais la rébellion car le fantôme d'Alérandhir ne voit que son nombril gonfler par la graisse ayant été ingurgitée durant de trop nombreuses années.

Je m'arrêta un instant, ressassant indéniablement chacune de ses paroles. Je pris soin de me laisser envahir par l'amour éternelle que je portai à mon peuple. Une douce sensation de puissance pénétra lentement en moi. Ma chair autrefois, frémissante par les armées verbales de cet inconnu, recouvra peu à peu sa sérénité d'antan. Mon courage recouvré, je pus me relancer à nouveau dans ce débat révolutionnaire.

Un muret circulaire œuvrant jours et nuits dans le but de contenir l'eau paisible de la fontaine-mémorial, me servit de piédestal temporaire. Une fois que je sur-plombai l'assemblée d'oreilles propice à l'encouragement comme à la critique, je m'élança de nouveau dans une narration plaintive.


- Vous m'insufflez vos idées en continue, à mon tour de vous projetez mes pensées. Seigneur, vous dites que le Doux prolifère les actions ayant pour objectif de combler le peuple. Vous me citez par exemple, la défense de ses terres face à l'envahisseur démoniaque. Je répondrai à ceci, que s'il désirait poursuivre son travail d'enrichissement sur le dos du bas peuple et bien il se devait de le protéger...Il se combattait aussi pour sa survie, donc ne dites pas que c'est essentiellement pour protéger son peuple!

La foule ne se fit pas entendre, elle resta muette jusqu'à la prochaine intervention de mon antagoniste.
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Arakasï
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MessageSujet: Re: Arrivée d'un elfe engagé.   Mar 19 Mai - 23:37

Le silence, évocateur d'une surchauffe conséquente des esprits tourmentés régnait en maître , entrecoupé seulement par le frémissement de l'air. Ici et là, des regroupements futiles, des débats tues incertains, comme si la crainte d'être surveillé les frigorifiait tous.

Puis la fougue d'un elfe plus que déterminé, animé d'une rage inextinguible, de ceux qui lançaient la première pierre mais étaient toujours là pour détruire la dernière, belliqueux dans l'âme, à la fois sournois et courtois, seigneur et tueur, uni sans l'être vraiment, tel un électron libre à cette assemblée improvisée. Un autre elfe, hérétique et blasphémateur aveugle, plus accomodant aux pensées dominantes, plus apprécié, inébranlable; bien que les vas et vients de certains ternisse cette vision réduite. Mais aussi grand rhéteur et prêcheur convaincu en pleine possession de ses moyens oratoires, et de son aptitude à la stoïcité. Les deux protagonistes s'affrontaient. Un peu le feu contre l'eau.


Et voilà ou en était la seigneurie de nos jours, aborant des capes rouge du sang de leur confrères, portant de moins en moins haut les couleurs décidément bien ternes de leur classe, de leur dirigeants, oubliant ardamment de se refaire un nom, une renomée, une histoire en leur honneur,, optant pour l' hérésie ou la défensive, la traîtrise ou l'inertie.


Arakasï tourna un regard méprisant envers la garde qui ne réagissait aux propos éhontés et provocateurs du Baron Edlor Woulen qui avait clamé haut et fort sa folie de soutenir à jamais la rebellion condamnée.

Un Seigneur au service du peuple ? Un goût amer repoussant emplit sa bouche tandis que son visage semblait se décomposer en cendre, sa chair se crispait, qu'il se convulsait au niveau des bras, essouflé par la gifle de son antagoniste, la respiration durablement atteinte.

Il venait là de dévoiler ses intentions. Comment pouvait-il encore être libre ? Sûrement dû aux égards à ce rang seigneuriale qu'il dénonçait et ne méritait certainement pas.

Cet homme, " ce seigneur visionnaire " se ravissait de la chute de son monde devant ses yeux aveugles et certaines moindres entités jouaient déjà les têtes brûlées, des plouks ça et là bien que silencieux tirant là des poings menaçants, attisés par l'orateur adverse. Jund pouvait lire fugacement leur pensées outrageuses, quant à d'autres coups d'éclats prochains. Mais ces actions mêmes seraient précurseurs d'une réaction et d'un déchaînement tel - et qu'espérait le belliqueux, - qu'il sonnerait une fois pour toute le glas des mécréants, leurs dernières particules évincées de l'histoire. Il attendait le moment décisif ou ils fauteraient d'avoir vu trop loin, d'avoir vu trop grand et qu'enfin le Doux se décide à employer les plus vastes moyens jamais utilisées.

Il y serait, y participerait. Oh que oui. Ces mécréants détruisaient son univers ordonné, il détruirait leur vies.

Un sourire crispé aux lèvres, Jund erradiqua le silence de sa voix glaciale, de celles qui faisaient pâlir les étoiles au milieu d'une belle nuit étoilée.


Que c'est amusant. Eldor Woulen, vous semblez tenir fierté là ou j'ai honte, et avoir honte là ou j'ai fierté. Nous sommes comme l'huile et l'eau, voués à nous opposer semble t-il. A quoi bon s'égosiller là ou il y a surdité ? La patte de velours encore et toujours quand seule les armes imposent la vision qui évincera toutes les autres.


Et oui Baron, j'avais fort à dire. Tant de mots, tant de mots, tant de mots.

Qu'éternelle ritournelle criante ils sifflent incessement à vos oreilles meurtries et vous condamnent à devenirs saints d'esprits, pauvres fous.. Cette symphonie ochestré qui oeuvre non pas à vous hypnotiser mais à balayer les sonorités discordantes de vos revendications injustifiés et travestis par les agitateurs chaotiques qui rôdent un peu partout afin de semer le désordre et la haine.

Arakasï, menaçant, pointa théâtralement son épée sur la foule, soupçonnant certains serviteurs du chaos de s'y cacher. Son regard omniscient passa au crible chaque visage, chaque comportement suspect à ses yeux. Mais il reporta très vite son attention sur le Baron qui semble t-il avait décidé de refléter son aura pure par le cotoiement d'une fontaine, éternelle image de douceur et d'attrait. Une ruse qui ne manqua à l'elfe. Mortifié il se répétait qu'un tel phénomène ne pouvait avoir été conçu de la main de Lumya.


Seigneur visionnaire vous ? Dîtes plutôt fier seigneur déchu, fictif et réprouvé qui a indécemment sombré dans le reniement de soi. Mais que n'attendez vous cher ami pour lacérer votre si belle vêture au profit d'haillons empuantés et vous assimiler en tout point à ce peuple que vous aimez tant.

Les ignorants s'insurgent et s'associent aux pires brigands, alors que se bousculent une myriade de pensées extérieurs aux leurs, dans leur esprits mal éduqués plus vulnérables que jamais aux déferlantes idées délètères qui submergent nos contrées. Ouvrez les yeux, aucune once de logigue ne baigne leur songes, sinon leur convoitises matérielles. Ils ne sont que de pauvres pantins, pantins d’une fatalité qui leur semble implacable mais si exergue qu’elle paralyse leur souffles, leur espoirs et mène à un tel désespoir dans leur agissements.

Dans leur vertigineuse chute, en si grande perdition, ils n'hésiteraient plus même à vendre leur âmes aux diable sans que celui-ci n'ait à user de la moindre ruse, sa griffe menaçante apparaissant à leur yeux mornes, prête à fondre et trancher sur leur vies misérables.

Nous souffrons tous des aléas de notre époque. La solution repose dans le redoublement de l'ardeur au travail et à l'obéissance. Implorez les dieux de vous soulager de votre fardeau. C'est là que nous reconnaissons les honnêtes, les bons citoyens.


Mais parlons du Doux, vous qui essayez d'éblouir gentiment ma lanterne. Engagons nous là dans ce chemin aussi perilleux qu'étourdissant puisque vous le souhaitez.


L'Elfe se fit un un instant silencieux, prudent quant aux mots à choisir, nullement habitué à défendre le doux autrement que par l'épée tendu au niveau de la gorge. Ses yeux s'illuminèrent avec plus d'intensité, s'animèrent de plus d'agressivité, mais en même temps apparut pour la première fois un amour étonnant, s'y lisant une admiration infinie, une loyauté infaillible.


Le doux a des desseins supérieurs, non réduits à de simples contingences matérielles. Il oeuvre pour le bien commun, l'ultime équilibre dans notre monde, et pour atteindre nos objectifs, il emprunte des voies qui peuvent paraitre détournées.... et qui le sont parfois. Ce que je peux comprendre au vu de ce que j'ai accompli pour le bien commun de Shurak. Le doux nous aime.

Vous voyez bien que ce n'est pas la situation de l'univers qui forge l'action du Doux, mais ses complaisantes pensées et plans pour Agueraton.


L'intendant représente le doux. A travers lui est transmis sa volonté d'ordonner, de gouverner. N' y a t-il pas eu récemment une révolution, celle que vous attendiez tous et qui est le changement dans le mode de fonctionnement du conseil des Hastrateurs, et ceci afin de mieux répondre aux attentes du peuple alors que rien ne l'y obligeait ?
Il sont l' autorité, légitime, juste et qualifiée. La seule apte à la régulation de la magie du pouvoir, la seule organisation fiable, imperturbable, pour contrôler les passions, les déchaînements chaotiques.


Vous dîtes qu'il se protège en même temps qu'il protège le peuple. Et alors ? Est-ce un mal ? Que puis-je répondre à une réalité bien présente qui ne s'effacera jamais quelque soit celui qui dirige et ne surprend que les naifs et les ingénues ?

La logique de notre monde est impitoyable Eldor Woulen. Les faibles sombrent et les forts scintillent. L'ordre naturel nous a conditionné ainsi. Alors cessez d'interférer, laissez les faibles s'unir et scintiller aux côtés des puissants, leur immenses remparts et leur fabuleux guides. L'unicité fait notre puissance et notre survie. Ne venez pas détruire ce que nous avons eu tant de mal à construire.


Quand à vous autres démons qui vous cachez, revêtus de l'ignominie et de l'opprobre, vous qui bafouez le doux et vous réjouissez de son malheur, soyez honteux et confus.

Il clama ces dernières paroles à quiconque sentait concerné à la cantonnade comme s'il proférait une malédiction. Peut être s'adressait-il même à la garde qu'il ne sentait pas tout à fait fiable...
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