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 Une bière chauffée au rouge

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Edailnes
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MessageSujet: Une bière chauffée au rouge   Lun 12 Jan - 18:30

Du haut de la tour luronne, j'observais la cité sortir de sa torpeur nocturne. Allumant ses feux, ouvrant ses volets, chassant la neige des devantures… Partout, les cheminées commençaient à cracher leurs fumées noires et grises. Le crépuscule prenait fin. Le soleil dardait ses rayons sur les chaumières et les maisons de briques.
Pourtant, dans cette calme vision, seuls les hommes et les femmes d'armes semblaient s'activer.
Au sein du village, la tension était palpable. Les forges hurlaient et crachaient le bruit des armes et des fours. Dans les écuries, les montures piaffaient d'exitation... Ca et là, l'on pouvait même entendre le choc de deux armes d'entraînement cognant l'une contre l'autre. Et où que je regarde, où que je tende l'oreille, la guerre se préparait. Et les lurons vendraient chèrement leurs peaux. Hommes et femmes avaient décidé de se battre durant la nuit. A l'écoute du discours des hauts lurons. Ces mêmes hauts lurons avec qui je siégeais dans le donjon central...

Plus tôt dans la nuit, l'un de nos espions était venus nous rendre compte d'une étrange nouvelle. Des parlementations, des règles, des lieux... Tant que choses que les enfers prétendaient vraisemblablement avoir conclu avec les lurons. Tant de choses que mêmes le plus haut des lurons ignorait.
Leur déclaration de guerre avait été faite dans l'intimité de leur ambassade. En un lieu que même nos meilleurs espions avaient du mal à infiltrer. Un lieu dont seuls les ambassadeurs des guildes ayant parlementé avec les enfers pouvaient se targuer de connaître... Pourtant, et malgré la difficulté de l'opération, ils y étaient parvenus. Et ce qu'ils avaient récolté comme information nous avaient fortement perturbé.

Perturbé... c'était bien le mot qui décrivait la réaction des Lurons quand ils apprirent que le sieur Seifer avait déclaré la guerre à d'illustres inconnus. Il leur avait tenu un court discours à en croire l'espion qui nous rendait compte. Parlant de la vallée d'Ordük N'Garbük et de phases de combat... Autant de termes qui n'éveillaient en rien notre mémoire. Ou du moins, pas celle concernant la confrérie. Mais au fond, il importait peu de savoir et de comprendre. Car comme me le firent comprendre les autres lurons, j'allais une nouvelle fois pouvoir chercher ce que je désirais.

Rapidement, je gagnai les écuries pour retrouver mon cheval. Une monture blanche dépourvue de décoration superflue. Je flattai d'une main son encolure tandis que je mettais le pied à l'étrier. Et bien qu'il renâcla légèrement à l'idée de sortir si peu de temps après sa dernière chevauché, je le montai sans heurt.
Avançant au pas, nous traversâmes la ville en silence, tendant l'oreille au son toujours ininterrompu des soufflets et des marteaux.
Les portes de la ville-cité étaient ouverte. Et devant elles, une dizaine de cavaliers en tenue rituelle m'attendaient. Et avec eux, mes éternels gnômes, esclaves bien malgré moi.

A pas lent, je les dépassai avant de tirer sur la bride de mon destrier pour leur faire face. Hommes et femmes de toutes races. Ils étaient une vingtaine devant moi. Attendant un mot, un ordre. Et c'est sortant mon épée de mon fourreau pour la tenir devant moi en position défensive que je prononçai les mots suivants:

Lurons... Amis... compagnons. Et parce que cette épée peut défendre autant que trancher, aussi longtemps que l'un de nous vivra, l'Ordre renaitra.
Alors, hardis rêveurs, passionnés par un monde utopiste de justice et de droit. C'est aujourd'hui que nous leur déclarerons la guerre.


Et d'une seconde secousse sur sa bride, je fis cabrer mon cheval. Le bras tenant mon épée levée au dessus de la tête.

Afin que par la plume, par l'épée et par l'Ordre, cette bière que d'autre ont appelé sang du mal coule à flot.

Et dans un ensemble surnaturel, tous levèrent haut leur épée afin de répéter en cœur ma harangue. Un ensemble de voix qui me semblait presque aussi beau que le son des instruments anciens. Et plongeant l'épée dans son fourreau, je fis pivoter mon cheval afin de mettre la troupe en route...

------------------------------

Nous parvînmes à la capitale en un jours et une nuit. Empruntant les chemins et les sentiers. Galopant pratiquement sans arrêt. Pour enfin parvenir devant l'une des immenses entrées de la capitale. Capitale qui vivait autant qu'elle mourrait.

Nous pénétrâmes la cité en rang. Seule formation assurant sécurité et facilité de déplacement dans les rues d'Alérandir Daâh. Tout autour de nous, l'animation des échoppes emplissait l'atmosphère. Du crieur aux nobles. De la tenancière à la putain. Tous faisaient partie intégrante de la cité éternelle. Mais tous étaient ignorant du monde. Egaux sinon par la richesse. Ni terre, ni soldats, ni importance à la cour. Tous n'étaient que des villageois sans importance. Du haut de ma monture, je les observais. Vide d'intérêt pour cette population qui vivait sous protection du doux et dans l'étouffante fragrance propre aux capitales.
Mais ce n'étais pas le jours. La capitale resterait ce qu'elle avait toujours été. rien ne la changerait. Et ce n'étaient pas les nobliaux qui s'exprimaient jadis à la cour mais bien les seigneurs et dames de pouvoir.

Quand enfin nous parvînmes au bâtiment abritant les diverse salles et esplanades servant aux orations et autres déclaration, nous mîmes tous pied à terre. Et sans un mots, les gnomes prirent les sangles et les brides afin de mener les montures dans l'ambassade luronne toute proche. Et quand nous débouchâmes dans la salle prévue, je fus intensément satisfait du travail qu'avaient accomplit les hérauts de l'Ordre. La salle semblait vivante. Comme dans ces textes anciens décris par les grand de l'ancien temps. Les membres de la confréries devraient venir. Et je savais qu'ils viendraient.

La salle était comble. Des balcons aux nombreuses alcôves réservée aux guildes entourant l'estrade de paroles. Je souris en mon fort intérieur. Il était temps de commencer. Je me dirigeai vers le centre de la salle tendis que mes vingts compagnons s'égayaient dans la salle et dans l'emplacement Luron.

Et c'est sans attendre que je débutai mon discours:

En ce jour et devant vous, je serai l'un des représentant l'Ordre des Lurons Bourrés...

Je marquai un temps d'arrêt. Faisant le tri de mes idée. Dans la salle, le silence s'était fait à mes premières paroles, et désormais, j'avais le champ libre.

Confrérie des enfers...

Une guilde aussi crainte et méprisée que les lurons sont ignorés et toisés... En ces temps où la guerre est devenue la source du pouvoir et de la crainte. Dans cette époque où les nobles et les justes s'allient aux renégats et aux traîtres en rejetant leurs idéaux et leurs buts dans le seul objectif de pouvoir survivre. Survivre à tout prix même a celui d'un corps gangrené et d'un combat vidé de son sens par des pactes contres natures. Une époque où certains critiquent cette adoration au dieu pouvoir tout en ignorant ceux qui ne le possède que trop peu. Fustigeant sans cesse et ne regardant que la force des armes… Un monde où le fort se donne le droit de décider pour son adversaire si celui ci accepte ou non un pacte. Comme si le fait de dire que nous avons accepté un pacte pouvait nous forcer à le signer effectivement.

Méprisant, méprisable. Avide de pouvoir et aveugle d'une réalité qu'ils ne comprennent plus. Une réalité qu'ils ont tenté de modifier. Une réalité où la survie devient plus importante que la vie et où les mots ne sont plus que des jouets d’enfants… Une réalité où je ne trouve pas ma place. Où la guilde à laquelle j'appartiens ne trouve pas sa place...
Car notre guilde n'est pas née de la force et des armes mais bien de la plume et d'une charte. D'une idée que les membres ont embrassé d'un commun mouvement. De cette idée qui nous dit de ne pas ployer sous la loi de la puissance et du nombre…

Ces crimes que vous commettez.

Notre guilde... Notre Ordre ne peux plus laisser passer cela. Ce contrôle absolu que désire la confrérie. Et cette soumission que lui donnent en réponse les différentes guildes de ce monde. Nous ne pouvons plus laisser exister cela. Je ne puis laisser exister cela.

Contrôle des hauteurs, attaques impunies, vols, menaces, chantages, mensonges, traitrise, esclavage de guilde. Il est si facile de toiser les gens du regard du haut d'une tour d'ivoire que nul ne peut atteindre. Pingouins, enfer ou quel que soit le nom que vous voulez vous donner. Ce que vous dites vouloir n'est que vent. Et seul le pouvoir, cette tumeur cancéreuse qui vous aveugle, éveille votre intérêt. Ni la reconnaissance, ni le respect, ni la puissance. Mais bien le pouvoir.
Désormais vous n'êtes plus que peur et terreur. Hanté par la possibilité qu'un jour une guilde vous détrônes et vous vole le pouvoir. Tel un titan dévorant ses enfants afin de ne jamais être surpassé.

Ainsi, nous avons décidé de déclarer la guerre à la confrérie de l'enfer. Car jamais aucun pacte n'a existé entre nos deux guildes. Jamais un pactes n'a été négocié, et jamais il n'y en aura. Cet exemple de vos mensonges et de vos certitudes fallacieuses se suffit à lui même.
Et même si perdu d'avance, ce combat n'en sera pas moins la preuve que notre guilde existe. Une existence qui perdurera tant que nos idées survivrons.

Alors je vous le demande à vous…. Comment survivrez vous ? Vous dont le nom ne serra retenu par personne, perdu dans les limbes.

Vous qui ne désirez que réguler le flot d'âme parvenant à votre dieu. Comment ferez vous, si vous n'êtes capables que de pactes et d'infanticide ? Je ne connais point votre dieu. Mais je doute qu'il apprécie de ne jamais apercevoir de réel guerrier mûr dans vos offrandes.


Je marquai un nouveau temps d’arrêt, parcourant la foule silencieuse du regard. Cette fois, j’avais eu le champ libre, et mon but, en plus de celui de l’Ordre, était de les faire venir en ce lieu… J’observai mes compagnons dans la salles, et, d’un léger mouvement de tête , je décidai de poursuivre :



Néanmoins, je doute que mes paroles vous fasses changer vous. Car la crainte est le pire des maux. Et je ne pense pas pouvoir vous en guérir…

Alors, je chéris l'espoir que d'autres entendrons mes paroles. Certains qui seront plus attaché par l'existence que la vie. Des hommes et des femmes, qui nous suivrons ou combattrons à nos cotés. Des gens qui combattront après nous. Afin qu'un peu plus que les autres, leurs noms persistent.

A ceux la je le dis : Faites votre choix

Le nôtre est fait. Et seul ou avec des alliés, nous nous battrons.


Sans un mot de plus, je me dirigeai à grande enjambée vers la chaise qui m'était destinée.
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Androméde
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Mer 14 Jan - 3:10

Androméde était venue à la cour du doux écouter la déclaration de guerre de l'Ordre des Lurons Bourrés. Elle entendit le discourt du représentant des Lurons de bout en bout, tout comme une foule impressionnante qui se pressait de toute part. Les Lurons avait bien communiqué.
A la fin du discourt la jeune femme s'avança, l'air plus martial que féminine, elle arborait une chevelure attaché en queue de cheval signe de Guerre.

Elle prit rapidement la parole.
-Pour ceux qui ne me connaissent pas je suis le Juge des Enfers Androméde, représente à mes heures de mon seigneur Hadès.

- Nul ici n'ignore que mon Seigneur est ambitieux, on peut négocier avec lui dans une certaine mesure, mais les idéaux dont vous êtes si fier vous empêche, comme vous l'avez si bien dit, de nous entendre. Il nous faudra donc régler ça par les armes.

Elle fit une courte pause.
Tout étant dit, personne ne changerait d'avis, inutile donc d'en ajouter.

- Cher Lurons j'admire tant d'abnégation et à cet égard vous avez toute mon estime.
Rendez-vous sur le champ de bataille.
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Edailnes
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Mer 21 Jan - 22:52

Le son de mes pas se répercutait contre les murs de marbres du couloir sombre. Echos du silence. Mélodie de ma rage. Emporté par cette léthargie qu'il m'était impossible de briser. Comme un enfant hurlant pour chasser les ténèbres...
J'étais au seuil de la folie. Perdu dans cet esprit que je ne comprenais que si peu, dans ces désirs fantasmés que j'avais chéri si longtemps avant de la connaître.

Elle. Cette dame qui aurait du briller dans la nuit et protéger de l'incandescence solaire. Elle qui aurait du porter en son sein l'enfant du pouvoir et de la sagesse... Cette ville n'était plus que l'ombre d'elle-même.
Cités aux milles visages, jouant de la musique des mots nuit et jours, protectrice des terres d'Aguératon et génitrice de ses guerres. Désormais, la capitale n'était plus qu'une pièce de viande rongée par les vers et perdue dans la vase.

Le couloir suppurait la réalité de la ville malade. Sale. Endormie... Morte. Ma cape claquait au rythme de mes mouvements. Je ne savais plus où j'allais, ce que je désirais faire.
Cette guilde m'avait porté un coup bien plus dur que quiconque n'eut pu l'imaginer. A peine avait elle fini son pathétique discours que je m'en était repartit. Sous les interrogations, les huées et les silences. Et au fond, je n'en avais que faire. Je n'étais là que pour moi. Pour mon plaisir, mes idées... Tant de choses futiles. Tant de choses qui comptaient pour moi.
Devant moi, le couloir se séparait en deux autres opposé. Sans plus d'hésitations, je tournai à gauche. Marchant toujours au même rythme, fixant un point imaginaire au devant de mes yeux. Il me faudrait retourner dans la salle. Malgré la répugnance, la rage, le mépris. Les Lurons m'avaient donné une chance de m'amuser. Et je devais la saisir...
La saisir... Mes mains étaient moites, parcourue par le sang et traversée par la foudre. Je sentais leurs poids tirer sur mes bras, mes bras tendre mes épaules. Mes épaules... Tous mon corps souffrait comme il ne l'avait jamais fait. Torturé par un esprit qui désirait et refusait. Paradoxe qui me meurtrissait jusque dans ma chair.
Et comme pour confirmer mes noires pensées, mes jambes cédèrent sous le poids de mes doutes. Laissant choir mon être contre le sol froid et dur. Au fondn, je n'étais rien de plus que cela. Un simple être fait de chair et de sang. Immortel le temps de mon règne imposé par l'antique magie.

Dictateur sans désirs et servant assujettit. Les gnomes ne se posaient plus de questions. Je les appréciais, ils m'appréciaient...
Je sentis qu'on me soulevait. Plusieurs être de petite taille... Il était si prévisible de savoir qu'ils viendraient. Je ne pouvais que les en remercier... Remercier des êtres qui me regardaient désormais d'un regard oscillant entre la réprimande et le vide. Je le savais bien... Tant que me servir, je devais suivre mes désirs.

Je posai une main au sol et me relevai lentement. Les gnomes parlaient dans leur langue complexe. Mais ce qu'ils disaient n'avait aucune importance. Peu à peu, je retrouvais mon énergie, mon désir. Il m‘était sans doute plus aisé de retourner parler que de me tourmenter l'esprit et le corps...

A mon entrée dans la salle, il était facile de deviner que personne ne s'était exprimé. Et les regards qui se tournèrent vers moi semblaient partagés entre envie, curiosité et colère…
Le brouhaha prenait de l'ampleur. D'une main, je fis taire l'assemblée. J'avais peut-être une nouvelle chance de m'amuser. Et s'ils ne répondaient pas, je n'aurais rien perdu. Ainsi, presque sans m'en rendre compte, les mots se mirent à sortir de ma bouche:

Tout d'abord, veuillez excusez l'impolitesse extrême dont j'ai fait preuve en quittant cette salle sans paroles ni explications. Néanmoins, les raisons qui m'y ont poussé prévalaient sur tous cela... Mais je ne m'étendrai pas la dessus. Car si je suis ici, c'est pour qu'enfin cette guilde qui se réclame de l'un des dieux de la mort s'exprime de sa voix. Une voix qui ne peut être entendue si ce qui l'accompagne n'est que le vent du ventre.

"Juge" Androméde. Nos idéaux sont ce qu'ils sont. Et nous les suivons car c'est pour eux que notre guilde existe. Alors sans doute nous direz vous qu'ils sont aveuglant. Et je vous répondrai que oui. Mais cet aveuglement n'est pas la surdité. Et notre refus n'est pas la conséquence de nos rêves.

Car voyez vous, chacun de nous possède sa propre individualité. Une personnalité propre. Des cauchemars, une histoire et des malheurs. Chacun, nous avançons dans ce monde, cinglé par les branches et les feuilles qui se trouvent devant nous. Gelé par le froid qui nous étreint de ses bras de mort tandis que nous grimpons de nos force les murs du pouvoirs...

De plus, chacun, nous connaissons les sens des mots devoir, honneur et sagesse. Trois idées à nouveau... Sans doutes oui. Mais tellement plus réelle que ces rêves que nous chérissons. Et cette fois, je peux vous assurer que ce que je dis est mon avis. Car plus que ma guilde, ce que je défends est ma propre personne. Tout comme chacun des êtres de cette assemblée... Alors ne vous trompez pas. Ne vous trompez plus. Si nous refusons de vous entendre, ce n'est pas à cause de nos idéaux. Mais bien parce que chacun de nous, individuellement, nous refusons votre dominations. Et parce que nous vous méprisons pour ce que vous êtes et ce que vous faites.

Je marquai une pause, comme une habitude. Un rituel qui me semblait si naturel. Ces regards étaient dirigé vers moi, déclanchant des frissons tellement différent de ceux ressentit plus tôt. Excitation, pouvoir. Plus que les armes, seuls les mots me procuraient ce plaisir indicible. Je ressentais mon existence, mon corps comme je ne le pouvais jamais. Tant et plus. Toujours plus. Encore plus... Je sentais l'oxigène parcourir mon corps, distribuant son énergie dans chaque parcelle vivante. Mais je devais poursuivre. Comme chaque fois. Comme toujours.

Vous, servant du dieu Hades. Vous qui avez juré de lui offrir des vies et des morts. Expliquez moi.

Car ni la cour, ni le combat ne semblent vous plaire. Nul morts, nul présence... Je ne peu voir de vous que la muraille qui protège vos royaumes. Retranché en attente de je ne sais quel signal…

Néanmoins, sans cet hypothétique signal… vous n'êtes plus que de viles charognes avide de chair déjà mortes. Tous dissimulé dans les profondeurs d'aguératon et refusant le combat quand nos armées vous y invitent.

Pillage certe. Destructions j’en conviens... mais combien de morts ?

Non, vous ne cherchez pas à nous attirer, vous ne cherchez pas à tuer nos hommes... Vos seuls fait sont ces destructions incessantes sur le Premier Luron, pillier luron. Dissimulé dans les hauteurs et les profondeurs, vous n'êtes plus rien.

Je vous le demande, dois-je continuer à gâcher des ressources pour vous attirer au combat dans les hauteurs de ce monde ?
Regardez vous. Nombres et lâcheté. Voilà tout ce qu'il reste à votre Dieu.


Sans un mot de plus, je me dirigeai vers mon siège. je savais que j'avais de loin dépassé les recommandation des autres lurons. Mais je n'en avais plus rien à faire. Désormais, je ne désirais que leur entrée dans la joute. Qu'enfin je puisse ressentir cette exitation qui ma lacérait les entrailles en espérant sortir... Il le fallait.
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Odrouk
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Dim 1 Fév - 20:35

Tout le monde se tut. Un vent de silence balayait la place. N'y aurait-il donc aucun Enfer apte à répondre ? Dois-je donc en conclure qu'ils acceptent leur statut de lâche ? Afin d'éclaircir un peu les choses, je pris la parole, tenta d'éveiller les esprits endormis.

- Enfers, vous qui êtes si nombreux parlaient le langage des sourds ? La moindre des politesses est de répondre lorsqu'on s'adresse à vous. A moins que vous n'approuviez nos dires...

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"Celui qui voit tout & que personne ne voit."
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Neydrinella
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Dim 1 Fév - 21:05

Neydrinella sortit de la foule pour se présenter sur l'estrade. Elle salua d'un signe de tête l'hastrateur. puis s'éclaircit la voix avant de commencer

"Bien que je doute que tout le monde me connaisse ici, je vais me présenter, car cela est la moindre des politesses lorsque l'on prend la parole. N'est ce pas seigneur Odrouk ?"

dit elle en souriant. Elle ne laissa à personne le temps de répondre avant d'enchainer.

"Je suis demoiselle Neydrinella, régente de Bois Fleuris et diplomate mercenaire. Comme vous pouvez aisément le deviner, la confrérie des Enfers a fait appel à mes services pour vous répondre. Ou tout du moins vous faire connaitre son point de vue. J'espére que cette fois ci, ne sera pas similaire à la dernière fois où nous nous sommes trouvé opposé, seigneur Edailnes. Cela me désolerai beaucoup de vous voir partir une seconde fois à court d'argument."

elle se tourna vers l'hastrateur avant de lâcher

"Contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas parce que la Confrérie est d'accord avec les propos de votre ami qu'elle ne répond pas. C'est tout simplement qu'elle a décidé à ne pas répondre à ce qui n'est que de la vulgaire provocation. La Confrérie a déjà montré sa supériorité au combat. Tout ce que la Confrérie a à dire elle le montrera dans les combats à venir. Je comprend que sa tactique ne vous plaise pas mais vous devez bien l'avouer elle est efficace."

Elle tourna son regard vers les yeux de ses interlocuteurs, un eternel sourire s'affichait sur son visage
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Edailnes
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Lun 2 Fév - 15:15

D'un regard, je remerciais Odrouk pour son intervention... Manifestement, les charognards avaient plus de courage devant de cours discours que face à un long. Enfin, qu'importe. La dame qui s'était avancée allait peut être m'amuser. Elle semblait même me connaître. Etrange... Mais à nouveau, qu'importe ? Qui qu'elle soit et qu'elle qu'ai été mes rapports avec elle, ce passé n'avait pas marqué ma mémoire... Le présent qui avançait à mes côté me semblait bien plus passionnant.
D'un mouvement, je me redressai pour me diriger vers le centre de la salle. La salle, vidée par le règne du dieu silence semblait se remplir à nouveau. Je les regardai tous, hommes femmes, enfants, commerçants, elfes, gnomes... Tant de races et de classes venue dans le seul but de faire passer le temps. Plus tôt, j’au trouvé ça risible, maintenant, je pouvais y voir le positif.

J'inspirai une dernière fois avant de prendre la parole et regardai l'oratrice:

N'ayant pas souvenance de votre personne, je me présente a vous, ou me présente à nouveau... Peut être.
Je me nomme Edailnes D'Elenwe, régent éternel du royaume de glace dont je porte le nom. Membre de l'ordre des lurons et diplomate par la force de mon désir de m'exprimer comme le faisaient les grandes guildes du temps jadis.

A nouveaux, je ne me rappelle des faits que vous avez exposé. Je vous demande donc d'excuser la folie passagère qui m'aurait pris en quittant la salle lors d'un débat non terminé. Je m'excuse aussi si vous avez pu croire que j'étais à court d'argument. Néanmoins, tout cela semble m'être à nouveau sortit de la mémoire car je n'ai aucun souvenir correspondant à mon départ d'une salle autre que lors de ma demande d'explication à votre guilde, il y a fort peu de temps... Et vous ne me sembliez pas être présente. Quant à mon manque d'argument... Je ne sais quoi vous répondre. Je tenterai d'être à votre...."hauteur" cette fois.


Mon sourire faisait un échos étrange au sien. Dans les tréfonds de ma mémoire, je me rappelais vaguement d'une dame répondant par monosyllabe et se curant les ongles qui m'avait profondément frustré. Néanmoins, cette dame avait quitté la salle avant moi, il ne devait donc pas s'agir d'elle... Mais pour la troisième fois, qu'importe. Je n'avais que faire de son identité. La seule chose qui m'intéressait était de parler. Encore et encore.

Et cette fois, je me tournai vers la salle entière afin de répondre à ses dires.


Je dois avouer avoir du mal à comprendre vos paroles. Non pas par leur agencement ou par des mots trop compliqué mais par le paradoxe que vous exprimez. Et même si celui ci me semble trop grossier pour l'exprimer clairement, je me dois de le faire. Et je m'excuse auprès des personnes que ce cours intermède ennuiera.

Ainsi... Vous dites que vos confrères ne répondent pas par accord avec mes dires. Dires qui, si je me rappelle bien, vous accusent de ne plus rien faire sinon d'attaquer notre pilier. De fuir la guerre en hauteur et de vous cacher en basses terres. Du moins, pour mes paroles se rapportant à votre comportement au combat. Toujours si ma mémoire ne me joue pas de tour comme elle sait le faire, vous avez finit votre discours en affirmant que cette stratégie que je dénonce mais que vous semblez nier utiliser est efficace...

Je vous avoue que je suis perplexe...

Une perplexité qui laisse rapidement place à l'amusement quand vous parlez de supériorité au combat. Car je vous le rappelle, les statistiques du doux sont défavorable à la guilde la moins nombreuse. Du moins, je pense que vous le savez. Mais je m'explique tout de même. Ces statistiques sont faites avec le nombre d'unité détruite, le nombre de bâtisse détruite et le nombre de combat effectué. Et c'est sur ce dernier point que le bât blesse. Car il ne s'agit point du nombre d'attaques effectuées, mais du nombre de combats. Les nôtres sur vous... Et les vôtres sur nous.

Ces statistiques nous seront toujours défavorables... Et n'oublions pas les bâtisses et hommes non comptabilisé car la guerre fut déclanchée plus tard que prévus par votre chef. Un chef qui n'a trouvé que l'excuse du"c'était à vous de le faire" pour expliquer son geste. Un chef qui n'a eu aucun scrupule a attendre le raid de vos troupes pour faire sa déclaration de guerre. Néanmoins, ce qui est fait est fait. Aussi lâche soit l'acte.


Je m'en retournai vers ma place quand une dernière partie de son discours me revint en mémoire, et il me fallait répondre pour espérer m'amuser. Je m'arrêtai donc et prononçai mes derniers mots:

J'oubliais... Vous parlez de vulgaire provocation. Mais la cour, les débats, les orations. Toute ces choses ne sont que de la provocation, de l'explications. Une façon de rallier des gens à sa cause, une façon d'exister au yeux du doux. Et avant tout cela, une façon d'être respecté.

Si je me trouve dans l'obligation de vous provoquer pour susciter une réaction digne de ce lieu, je ne pense pas être celui qu'il faut blâmer.


Cette fois, j'en avais fini, et les souvenirs associés à la dame m'étaient totalement revenu. Son départ, ses orations minimalistes, son absence d'argumentaire... Ma frustration face à cela. Mais peut être cette fois ci serait elle plus convaincante.

Mon siège m'attendait, et je savais que des réponses vendraient.


Dernière édition par Edailnes le Mar 3 Fév - 0:19, édité 1 fois
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Kuraq Kroq-Gar
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Lun 2 Fév - 17:19

« La confrérie des Enfers »…

Drôle de nom donné à un simple regroupement de seigneurs n’ayant pas plus de pouvoir que ma petite tribu composée de jeunes Saurus inexpérimentés.

Nous, les hommes lézard, sommes différents ! Nous ne croyons ni en Hadès ni aux Enfers ! Depuis la mort de notre dernier Slann, nous ne croyons plus en rien d’ailleurs.

Comment un dieu aussi puissant que ce supposé « Hadès » pourrait il me laisser la vie, moi pauvre créature qui chaque jour crache à sa figure et dévore les quelques hommes qu’il daigne bien m’envoyer ?

Sur le chemin qui mène à la capitale, Moi, Kuraq Kroq-Gar, descendant du dernier Slann, je pense...
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Neydrinella
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Lun 2 Fév - 23:31

Neydrinella s'étira, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas devisé ainsi. Au fur et à mesure de son discours elle voyait que la mémoire revenait à Eldaines, même si ce n'était que par bribe. Elle remarqua aussi dans l'assistance un homme lézard qui préférait sans doute maugréer dans son coin plutôt que d'argumenter ses dires. Tel était le jeu de ceux qui ne toléraient pas qu'on leur réponde. Elle sourit devant la réthorique simpliste de son interlocuteur.

"mon, cher Eldaines, je suis tout d'abord ravie que vous vous souveniez de moi. Ensuite pour faire simple, car apparemment vous ne comprenez pas lorsqu'on fait compliqué. J'ajouterai que ce que vous prenez pour lâcheté et vil pillage reléve de la stratégie ensuite je ne suis pas d'accord avec vous sur la définition de la cours. la cours n'est pas là pour satisfaire les désirs mégalomanes des seigneurs et encore moins pour trainer dans la boue les membres d'une guilde quelconque. La cours est en effet là pour règler les litiges entre guilde. Hors là il n'y a me semble t'il aucun litige à régler, il s'agit de guerre. Et chacun sait qu'en temps de guerre tout est permis. Vous reprochez à la Confrérie des Enfers de se contenter de raider votre pillier. Mais ne feriez vous pas la même chose si seulement vous en aviez l'opportunité ? Je vous en prie ne me mentez pas en répondant non. Ensuite vous même que faites vous ? car la Confrérie ne vous voit pas souvent et les statistiques sont là pour le montrer. Et je vous prie de ne pas m'assimiler aux membres de la Confrérie, dont je ne fait pas partie."

Neydrinella secoua la tête dépitée, décidemment tout était si simple. Mais elle restait persuadée que le seigneur Eldaines ou n'importe quel autre Lurron viendrait une nouvelle fois confronter ses points de vue à ceux de la guilde qu'elle représentait pour le moment.


Dernière édition par Neydrinella le Mar 3 Fév - 18:54, édité 1 fois (Raison : Correction des fautes d'orthographe)
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Edailnes
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Mar 3 Fév - 18:41

Décidément, cette dame avait toujours le don pour paraître d'une idiotie sans nul autre égale en ce monde. Après son étrange ouverture de fenêtre d'une salle n'en comportant pas et son air de victoire quand elle n'avait plus donné d'argument depuis de longue réplique lors de notre précédente "joute verbale"... Bien que les spectateurs aient plus retenu le nom du fou que le sien. Après son assertion concernant ma fuite quand j'avais simplement appelé à un orateur ou une oratrice de valeur et ne se contentant pas de se manucurer. Après tout cela, ce qui lui faisait déjà un palmarès intéressant dans le grimoire des étrangeté de ce monde.

Voila qu'elle semblait lire mes pensée et savoir, alors même que je lui tournais le dos, que je m'étais rappelé d'elle. Pis, elle avait jeté un regard méprisant vers un pauvre marchant ventripotent portant une livrée verte et or certes rapiécée mais largement portable... Suite à l'hygiène de ses doigts, allait-elle s'attaquer à la mode déplorable des habitants de la capitales ? Enfin... Peut-être la pitié que je ressentais devant son pathétique sourire victorieux allais me donner de l'inspiration... Peut-être. Ou pas, comme l'aimaient à le dire certains de mes gnomes parlant le langage du doux.

Néanmoins, il me fallait m'exprimer avant l'arrivée de l'homme lézard à la capitale. Un messager m'avait annoncé sa venue, et si celle-ci m'enchantait, je désirais répondre une dernière vois avant son intervention. Cette dame avait beau produire en moi un sentiment de frustration inextinguible. Celui-ci était loin de ce que j'avais pu ressentir plus tôt. Et je ne pouvais pas cracher sur les opportunités. Ma mort était à ce prix.

Décroisant les jambes, je me dressai afin de me rendre au centre de la salle. Les regards étaient tourné vers moi. Les gnomes exultaient depuis la prise de parole de la dame. Ouvrant les bras et secouant la tête, un sourire au lèvre, je commençai mon allocution:

Tout d'abord dame Neydrinella, bien que n'ayant toujours aucun souvenir de notre rencontre, je suis tout de même heureux que mon hypothétique retour de mémoire vous ravisse. Néanmoins, je me permets de réveiller la votre car votre langue dans un moment d'égarement a malencontreusement écorché mon nom. En Effet, je ne me nomme pas "Eldaines" mais bien "Edailnes". Ce nom ainsi que ma personne n'ayant rien à voir avec l'ancien seigneur du nom bien connu de "Lord Eld".

Je la regardai en souriant doucement. dans la salle, des rires étouffés retentissaient. Dissimulation si bien pensante de ces rires réels qu'on n'osait afficher au nom de la morale. Reprenant rapidement le cours de mes pensées afin de ne pas me laisser submerger, je repris rapidement.

Mais trêves de politesse, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Il arrivera toujours des seigneurs, moi y compris, pour écorner le nom de leurs confrères. Alors passons au vif du sujet.

Comme vous le dites, je ne comprends pas quand vous faites compliqué. Paroles abstruses et vides de sens autant que remplies de paradoxes insolvables. Car ce qui me taraude n'est point le fait que vous appeliez stratégie ce que je nomme lâcheté. Mais bien que vous disiez que vos commanditaires ne sont pas d'accord sur ma nomination mais que vous compreniez mon avis...
Que dois-je comprendre ? Que la guilde, qui vous a engagé faute de trouver ses propres orateurs, trouve cette stratégie respectable mais pas vous ? Que le fait de se protéger tous sous les cinq mille eras est honorable pour eux mais que notre sentiment est totalement légitime ?

A nouveau, je vous l'avoue au risque de passer à nouveau pour simple d'esprit, je reste perplexe.

Quant à la cour...


A nouveau j'écartai les bras en signe de présentation de l'immense salle, de ses occupants, spectateurs comme orateurs. Dans mon dos, les lourdes portes laissaient encore entrer de temps à autre des badauds et des badaudes venus profiter du spectacle. Mon sourire se faisait cette fois d'une franchise totale.

La cour est un endroit mythique et le symbole d'Aguératon. Joutes verbales et règlement de comptes en tout genre en sont les instruments. Des déclarations de Guerre aux simples boutades, la Cour tient sa réputation de l'ardeur et la détermination des discours qui l'habite. Les Seigneurs, les courtisans et bien d'autre s'accordent à comploter, à faire de grandes déclarations en ce lieu...
Voila ce qu'est la cour. Sa définition véritable en ce monde. Et c'est autour de celle cour ainsi que du palais de l'Hangrateur que s'articule la capitale.

Alors, je vous pose une nouvelle question, comment une guilde créée par les ordres du doux se permet-elle de ne pas apparaître en ce lieu ?
Mais qu'importe ? Question que j'aime plus que tout autres... Qu'importe oui. Si le doux décide de laisser en vie une guilde inexistante, c'est son droit, il est le dernier détenteur de la lance, et son pouvoir est absolu.

Parlons plutôt de ces chères statistiques qui sont vos seuls arguments pour représenter la puissance des enfers.

D'un claquement de doigt, j'appelai un de mes gnomes qui portait deux parchemins. Je pris le plus petit qui faisait moins de la taille d'un bras et commençai à le lire:

Guilde de l'Ordre des Lurons Bourré:

Chef et dirigeant effectif de la guilde, premiers lurons et pilier de celle ci: Elmeron D'Esphandiar, posté à seize mille cinq cent quatre-vingt huit eras.

Hastratrice, Seconde luronnes et maîtresse du royaume de Stratus: Eolia, son royaume se trouvant à sept mille huit cent soixante-cinq eras.

Mon propre royaume et donc du troisième Luron, celui d'Enelia, qui vient de quitter sa période de froid impénétrable d'une semaine: six milles deux cent cinquante et un eras de terre.

Académicien et septième lurons, régent de Xahutec. Non présent actuellement mais qui nous rejoindra sous peu selon les messages qui m'ont été confiés : l'homme lézard Kuraq Kroq-Gar qui a ses armées à cinq mille quatre cent soixante quatorze.

Enfin, le quatrième luron, Soontthaam, sous protection du doux et le cinquième luron Odrouk. Qui se trouve à deux mille trente eras...


D'une main, je refermai le rouleau et pris le second de l'autre. Il était bien plus lourd. Je le présentai à la cour sans le dérouler et m'exprimai:

Comme vous vous en doutez, ce parchemin contient les hauteurs de la guilde des enfers. Mais je ne la lirai pas car leur nombre est grand... Je me contenterai de vous parler des deux membres les plus hauts de cette guilde.

Le premier est le "grand" Seifer. Son royaume aux limites insondables se trouve à des hauteurs rarement atteintes. Un royaume pratiquement inexpugnable sans doute défendu par d'innombrables armées.

Le second est Mankar. Dont le royaume se trouve a quatre mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf.

Alors je vous pries de ne plus présumer de ce que nous ferions ou ne ferions pas. Car si dans cette situation désavantageuse un seul de nos membres se trouve plus bas que leur second membre le plus haut, nous ne ferions surement pas pire dans une situation de victoire.

Quand à notre faible présence sur vos rapports, elle est facilement explicable. Nous sommes réticent a l'idée de suivre si bas vos membres, et je dis "vos" par commodité, et sommes donc fortement limité. La seconde, et la je parle pour moi, est que la glace à recouvert mon royaume, empêchant toute intrusion ainsi que toute excursion. D'aucuns nomment cette tempête "vac-han-sse"

Cette fois, les pouffement qui résonnèrent furent plus audibles. Et mon sourire n'avait plus rien de franc. Au fond, né adulte, je n'avais jamais appris à avoir des émotions sur le visage. Et il était sans doute illusoire de tenter de cerner mes émotions ou mes pensées grâce à mes mimiques.

En deux pas, j'avais atteint mon siège, et à nouveau, je me mis à attendre.
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Neydrinella
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Mar 3 Fév - 19:10

Neydrinella devait bien l'admettre sa langue avait fourchée, sans doute l'ennui profond qu'elle ressentait devant le manque évident d'argument de son interlocuteur. Elle observa les rares membres de la Confrérie des Enfers présent en ces lieux et secoua la tête. Aucun d'eux ne prendrait la peine de se lever pour faire valoir ses droits. Il fallait qu'elle revoit ses tarifs à la hausse.

"Déjà veuillez m'excuser pour avoir écorché votre nom, je ne comprend pas ce qui m'est arrivé. Ensuite vous vous étonnez que la Confrérie des Enfers ne s'exprime pas c'est pourquoi ils me paient : pour que je m'expriment à leur place. Quant à la hauteur en terre des membres de la Confrérie c'est là que réside toute leur stratégie. Pour des raisons évidentes, je ne vous l'expliquerait pas, tout d'abord car moi même ne la comprend pas. Je dois avouer ne pas être dans le secret, ils ne m'ont révélé que ce qu'ils jugeaient utile que je sache. Je vous accorde quelques points sur la définition de ce qu'est la cours du Doux, mais nous ne sommes, il me semble, pas ici pour discuter de ça."

Sa stratégie réthorique semblait fonctionné, le seigneur Edailnes s'était précipité sur le sujet des hauteurs de terre, qui était bien évidemment une impasse.

"bon maintenant que j'ai répondu de mon mieux, à vos questions et je l'espére à vos attentes. Quels sujets voulez vous que nous abordions ? Parceque je me lasse un peu de vous répéter que le comportement des membres de la Confrérie est purement stratégique."

Neydrinella regardait la salle se remplir, sans comprendre ce qui poussait les gens à venir assisté à un dialogue de sourd
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Edailnes
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Ven 6 Fév - 16:55

L'ingénue ne comprenait pas. Naïve, béate... Et sans doute sourde... Mais, où que soit la vérité, il n'était pas de mon ressort de changer cela. Je ne pouvais que lui répondre, tous sentiment de répugnance que me procurait le fait de combattre un adversaire aussi faible persuadé du contraire. Cette rage qu'elle avait fait naitre bien des mois auparavant n'était plus que mépris et dégout pour cette chose qui persistait dans son entêtement.
Ambigu... C'était sans doute ce qui décrivait le mieux mon état d'esprit. Tiraillé entre l'impression de puérilité et de fausse arrogance que cette dame exsudait. Abscons sentiments qu'il m'était impossible de démeller. Incohérent dévelopement oublieux du miens. Se déciderait elle un jour à répondre. Parler. Aligner les mots sans louvoyer ni circonvolutionner... Je sentais ma lèvre se trémousser par a coup tandis que je regardai le sol, cachant mon visage aux gens présents. Mes doigts s'enfonçaient dans la chair de ma jambe.

Si simple... Il était si simple de me pousser à bout. Envoyez votre plus mauvais orateur et persuadez le du contraire. Victoire contre ce fou sera faites. Ha, folie qui était la mienne en ce lieu. Espoir et espérance brulé par cette réalité qui ne tenais les promesses de son passé. Si simple... Je n'avais moi même plus le contrôle de ces émotions contradictoires. Certain eu peut me nommer lunatique s'ils avaient put lire mes pensées. Ha... Pitoyable existence qui ne me permettait même pas de jouir du plaisir d'adversaire m'attirant toujours plus par leurs envolée lyrique et agressive...

Mais seul le vide était réponse à mes questions. Le vide, l'attente... Et pour le moment, le centre de cette salle qui me répugnait tant après les dires de ma prédécesseur.

Je suis malheureusement au regret de vous dire que vous n'avez répondu à aucune de mes questions.

D'un air désolé parfaitement imité, je secouai la tête lentement. Le son de ma voix emprisonnait mon esprit et le reformait peu à peu. Je pouvais commencer à parler.

La première question que je vous ai posé était de comprendre comment nous devions interpréter le sens de vos paroles concernant leur "stratégie". La seconde était plus rétorique et concernait l'existence d'une guilde n'apparaissant pas à la cour...Mais ces deux questions n'étaient que figure de style. Car nous nous fichons éperdument de la raison qui pousse la confrérie à n'envoyer aucun autre émissaire que vous. Et nous n'avons aucun pouvoir sur les décisions du doux par rapport aux guildes.

Non, ne parlons pas de cela. Allons directement à ce terme qui vous semble si cher, bouclier désespéré que vous brandissez devant moi comme pour masquer votre absence de rhétorique face à mes paroles sur la puissance des enfers, l'absence d'orateur leur appartenant et la lâcheté de la stratégie qu'ils emploie. Car oui, nous savons qu'il s'agit d'une "stratégie". Et cela n'empêche pas la lâcheté de celle ci.

Non, je vais revenir sur un point énoncé précédemment que vous sembler avoir... Omis de tenir compte. Hadès le savait quand il a passé ce pacte avec Léon. faute d'ambition, il se contentes d'égayer sa vie par de minables petites manipulations sans envergure qui lui donnent la sensation éphémère d'exister.

Et pour une fois, je me permettrai de citer:

- Les Enfers ont pour mission principale la gestion des âmes après la mort, La Pesée de l'Âme détermine dans quel enfer celle-ci doit aller. De ce fait, il est du devoir de la Confrérie de réguler le flot d'âmes afin qu'il ne tarisse jamais. Cela implique de fréquentes incursions sur les Terres du Dessus.
Chacun devra faire sien l'Art de la Guerre afin de faciliter nos incursions et de maintenir un certain équilibre.
Vos faiblesses devront s'effacer afin que chacun devienne une clé de voûte et soutienne la puissance des Enfers.


Cela, je ne l'ai pas inventé. Il s'agit de la charte publique présentée aux conseillés du doux et que ceux ci ont accepté. Alors je vais vous poser une dernière fois ma question.

Comment, en utilisant cette stratégie lâche et indigne d'une guilde se présentant comme la plus puissante actuellement, vont ils "réguler le flots des âmes ? Eux qui se terrent en des lieux ou le combat armé est proche de l'impossible.
Comment, en ne faisant rien d'autre que de produire et de transmettre au seigneur Seifer, vont ils s'assurer que jamais la mort ne tarisse ? Eux qui ne sont plus, ici bas, que des fermier avide de posséder toujours plus de terres. Eux qui ont abandonné leur mission principale afin de prouver leur puissance grâce aux scribes du doux. Pleutre sans courage ni avenir.

Eux qui auraient du être chacun la clé de voute qui soutient la puissance de leur guilde. Ils ne sont plus que les esclaves d'une puissance inusitée. Un pouvoir illusoire qui s'effondrera juste avant que les enfers ne s'éteignent à jamais.


Je parlais sans ressentir le moindre sentiment. Ce n'était pas de l'ennui, ni du dépit. Juste le vide immense qui nous prenait quand après la perte d'un être cher, l'on devait se relever et marcher encore et encore. Elle répondrait sans doute, et plus tôt, elle m'aurait énervé, mais j'avais passé ce stade.Comme la lune qui en une journée change de visage sans que les autres sache pourquoi. De ce phénomène était né le mot que l'on m'attribuait. Mais je n'en avais cure... mon discours n'aurait pas du être fini la, sans doute... Pourtant, avant que j'eus put penser à la suite, mes pas m'avaient amené sur mon siège. Je ne voyais plus les regards tourné vers moi, je ne sentais plus mes gobelins... Je ne faisais qu'attendre. Attendre que la flamme de l'excitation renaisse en moi.
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MessageSujet: Re: Une bière chauffée au rouge   Mer 4 Mar - 20:08

C'est avec minutie que je me mis à éplucher ma pomme, elle était rouge virant légèrement sur une teinte orangée, sa fine couverture me fis penser à de la braise provenant d'un feu ardent. Les épluchures tombèrent à la suite de mes pas, laissant ainsi une trace incontestable de mon passage en ces lieux. Le fruit fût porté à mes lèvres, je savourai chaque morceau, le léger bruit de craquement habituel survînt lorsque je séparai à nouveau du reste de la pomme, un bout plus gros que les précédents. L'aliment fût consommé en quelques secondes. Je me remémorai l'instant ou il fût entamé, un petit rictus se forma sur mon visage radieux. Cette réaction était l'aboutissement d'une pensée joyeuse. Un rêve merveilleux ou l'Ordre des Lurons Bourrés était dans sa capitale en train de festoyer une victoire insensée. Nous avons débutés la guerre, nous l'avons croquée à pleine dent, nous avons maculée de sang les épidermes ennemis et nous allons en sortir victorieux car nous avons un féroce appétit.

Trêve de rêverie, je pénétrai dans la Cour du Doux, une petite foule émit un léger brouhaha. Le nombre de seigneurs présents au sein de cette salle me laissa perplexe. Il n'y avait que quelques miséreux Enfers... Mais cela ne m'étonna guère, la peur que je venais de découvrir chez les sbires du pseudo dieu « Hadès » ne leurs laissait pas le choix. Leurs raisons de s'absenter me semblait des plus logiques car si leurs courages en tant que guerriers étaient l'équivalent de leurs talents en tant qu'orateur et bien ils avaient raison de fuir ces lieux. Les malheureux ne possédaient pas de tribun digne de ce nom et c'est sans doute un élément qui finirait par causer leurs pertes. J'entendais un chant soudain, virevolter dans les airs, la mélodie était courte. Néanmoins, je reconnus les notes et les mots de l'hymne Luron. Une poussée de courage s'immisçait en moi. Ce vent d'effervescence répercutait sous ma chair, un élan de bravoure. Je pris donc le chemin menant à l'estrade.

L'oration d'un Luron débutai.


- Je suis Eldor Woulen, Baron des terres de Kalys, poète de l'Ordre des Lurons Bourrés. Ma voix ne représente que ma propre opinion. Après ces formalitées d'usages, je peux débuter mon réel discours. Je suis ici car cette guerre opposant L'Ordre des Lurons Bourrés à la Confrérie des Enfers, n'en est plus une... Vous qui vous vous dites forts et braves, vous vous dites courageux et impressionnants, vous vous dites supérieurs à tout le monde car votre « héros » est presque intouchable. Laissez moi vous signaler que nous ne nous cachons pas dans nos fermes et que nous vous attendons, armes à la main! Vos territoires se réduisent peu à peu, sans doute sous la pression de notre guilde. Mais je suis conscient que vous ne l'admettrez pas, c'est donc pour cette raison que j'utilise le terme « sans doute ». Il est temps pour vous de nous affronter ou bien de périr, sortez de vos cachettes et faites nous face!

Mes yeux se portèrent sur le seigneur Leon, un nom étrange pour un combattant mystique...

-Seigneur Leon, je m'adresse à vous et à personne d'autre. Comment comptez-vous régler ce conflit ? En envoyant le peu de paysans qu'il vous reste? Car vue la taille de vos royaumes je pense qu'ils sont en nombre très réduit... De la part d'une guilde « gouvernante », je m'attendais à d'avantage de résistance de votre part ou bien vous comptez peut être ratifiées un traité d'abdication? Je demande à ce que vous nous éclairiez sur vos projets actuel à notre égard car je dois l'avouer, nous sommes un peu dans le brouillard car des mouvements de troupes se font au sein de votre guilde, est-ce des déserteurs? Je pense connaître votre réponse à se sujet, néanmoins j'espère que vous répondrez intelligemment en dévoilant la vérité au peuple d'agueraton. En tant que dieu il est de votre devoir de conserver la foi de vos fidèles et d'étendre votre emprise sur les autres de ce monde. Vous nous devez des réponses et je tiens à vous prévenir qu'un silence de votre part confirmerait votre imposture en tant que dieu car un être divin connaît l'art de la belle parole et ne se cache pas derrière le silence...

Ma voix s'estompa peu à peu, le raisonnement de mes derniers mots fut ensevelis sous le poids d'un silence pesant. La froideur de la salle austère, se propagea sur mon épiderme, dressant ainsi instinctivement les poils qui recouvraient mes bras. Je repensai à mes dernières paroles, la grandeur des guildes du passé fut fondée sur les actes héroïques qu'elles eurent accomplit. A ma souvenance La Confrérie des Enfers n'en a accomplit aucun!
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