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 La bière et l'enfer

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Edailnes
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MessageSujet: La bière et l'enfer   Sam 3 Jan - 17:36

Il y avait moins d'une lune que le pacte avec les Avallons avait été signé quand un cheval aux couleurs de l'Ordre vint me trouver en ma capitale. Je l'avais rejoint peu de temps auparavant afin de tenir compte des dégâts occasionné par les attaques de certains seigneurs. Sans cérémonial, l'homme me transmit le message du haut Lurons. Et au fur et à mesure de ma lecture, je sentais mon visage se déformer. Rictus de plaisir que je ne savais réprimer.
D'un regard, je toisai l'homme qui se tenait devant moi un genoux à terre. Il savait sans nul doute ce qui l'avait mené ici, et je pouvais sans mal lire l'impatience qui s'inscrivait sur son visage... D'un geste, je me tournai et hurlai mes ordres. Tout autour de moi, tandis que ma voix résonnait contre les murs blanchis par le gel, les gnomes assujettis s'activèrent tel des fourmis dans leurs nid.
L'on m'apporta mon long manteau de fourrure noire à capuche et mon épée. Mon cheval fut sellé et mes fontes remplies de vivre pour le voyage. Enfin, la vingtaine de gnomes désormais habitué à me suivre partout se mit en branle. Comme infecté par l’excitation ambiante, mon cheval piaffait et secouait sa gueule en tirant sur son mors. D'une main, je caressai son encolure. De l'autre, je levai mon épée. Et d'un geste, nous nous mîmes tous en mouvement...
Désert de glace, montagne, foret et plaine. Nous les traversâmes chaque fois sans encombre. Nous empruntions les chemins connus et les routes sures.
J'avais pris la tête de la procession disparate de mes gnômes, du messager et d'une suivante qui avait tenu à venir elle aussi. Ainsi, nous voyageâmes durant deux semaines avant d'arriver à la capitale du doux, joyaux d'aguératon… et siège de la cour. Pourtant…

C'était pitoyable... Comme la dernière fois que je m'y étais rendus. Les riches se pavanaient, les pauvres mourraient et les vilains puaient. La cour, elle, restait désespérément déserte. Chaque fois qu'un seigneur ouvrait une salle, seul le silence venait l'écouter, témoin impuissant d'une réalité de sang et de fer qui tentait d'étouffer la plume... Je secouai la tête... Il n'était sans doute jamais trop tard, mais ce spectacle me désolait. Mais mon seul désir était mon plaisir, qu'importe que cette cour meure tant que les mots renaissaient pour moi... Pour mon plaisir et ma jouissance…Toutefois, il n'était pas l'heure de ses atermoiements. Ces fantômes qui me hantaient auraient bien le temps de se sustenter plus tard.
Ainsi, j'ordonnai à ma suivante de mener mon cheval dans l'un des quartiers lurons dissimulé sous la poussière et la pierre.
A mes cotés les gnômes ne faisaient que montrer plus d'impatience à chacun de mes mots. Et c'est accompagné de cette escorte inquiétante que je me rendis à la cour.

Les Lurons avaient déjà tout préparé. La salle, la diffusion, le nettoyage... Il était presque étrange de trouver l'énorme arène circulaire que j'avais utilisée moins d'un ans auparavant, transfigurée par la vie. Nul poussière, nul insecte, nul toile. Juste les reflets de la lumière contre le bois verni et le rouge éclatant des tissus recouvrant les places réservées aux hauts dignitaires. Repensant au passé, je me surpris à rire de l'ironie qui voulait que par deux fois, cette salle me serve contre les mêmes personnes. Et j'espérais ardemment qu'ils viendraient…
Comme naguère, la salle était éclairée par de large ouverture de pierre séparant l'intérieur du dehors par de simples vitraux couleur d'eau astucieusement placé à chacun des quatre escaliers menant aux gradins ainsi qu'au plafond. Sans un mot ni un regard de plus pour cette salle que je connaissais, je me dirigeai vers la place qui m'était dévolue.
Les gnomes, eux, grimpèrent les marches menant aux plus hautes place du lieu. Les seules que je les autorisais à utiliser... Passant mon regard dans la salle encore vide, je me décidai à attendre sans bruit le publique qui viendrait assurément...

Lurones furent les couleurs des premiers. Pour me juger, m'encourager ou encore me rabaisser, qu'en savais-je. De peu, je vis entrer quelques hommes aux couleurs du cercle. Ensuite, je cessai d'inspecter, qu'importe qui venait. Les scribes et les hérauts étaient présents. Chaque mot serait noté, et rien ne pourrait les changer une fois prononcé.
Quand je jugeai que la salle était assez remplie, un signe de ma part au maitre de salle lui fit demander le silence d'un triple coup de bâton contre le promontoire de bois. Je me levai lentement et me rendis toujours au même rythme au centre de l'estrade.

Noble dame, Noble seigneur. Si en ce jours, l'Ordre des Lurons a décidé d'ouvrir cette salle, c'est afin de régler une dérangeante affaire en place publique... Mais... débutons au commencement de cette histoire.

Un commencement bien étrange à vrais dire car il remonte à bien des lunes avant notre affaire. Cette histoire débute avec un message bien impudent que le sieur Léon envoya à notre Ordre. Un message porteur de peu d'ambiguité et de beaucoup d'animosité. Ce message, et je me permets de ne pas le transcrire littérairement, se résumait en cela: "acceptez le pacte, ou la moindre attaque sera synonyme de guerre"... Comme vous vous en doutez, le ton de ce message nous encouragea à ne pas accepter ce pacte.

Nous n'avons donc prêter aucune attention à cette guilde qui se présentait déjà comme la nouvelle des pingouins. Mais il ne s'agit la que de ma vision, je ne m'étendrai donc pas sur ce point... Je disais donc, nous ne prêtions aucune attention particulière à cette guilde. Ni notation de leurs attaques sur nous. Du moins, jusqu'à l'attaque du sieur Kentetsu-taika sur le premier luron.

Attaque qui, par un heureux hasard, fut noté par le chef lurons. Et je dois bien avouer à contre coeur que nous nous moquâmes de lui. A tort nous révella le futur... Cardans ce futur, Le sieur Elmeron riposta sur l'assaillant. Réplique des plus naturelle, vous en conviendrez... Enfin, nul ne puis me l'assurer sachant que le sieur Kentetsu-taika ne sembla pas trouver cela normal.

Accompagné de la nébuleuse Irina, ils se rendirent sur ses terres et les miennes. Passant par quatre fois sur mes terres, et par six sur celles du sieur Elmeron. Ils pillèrent et détruisirent. Et bien que ne faisant aucun mort, ils poursuivirent.

C'est à cela que nous répondîmes. Et ce, accompagné de membres du cercle se plaignant eux aussi des attaques que vous leur lanciez sans discontinuer. Mais la n'est pas le sujet. Le fait est que nous avons riposté sur vos hommes par neuf fois. Pour une raison assez simple qui est que la fautive a disparut dans les limbes qui lui servent de royaume la plupart du temps. Son incursion en ce monde et son départ aussi rapide nous ont forcé a réagir en conséquence.... Car, étant dans l'incapacité de châtier la fautive, nous ne pouvions que riposter en une mesure plus grande que celle coupable.

Pourtant, loin de comprendre ces ripostes, nous avons reçus des attaques"représailles" de la part de nos cibles.

Ainsi, nous demandons de la part de la confrérie de l'enfer, elle qui tente de se faire passer pour les ombres en tuant. Elle qui veut faire régner la peur avec son énigme à la clé plus que ridicule et sa menace de destruction d'une guilde des terres d'aguératons. A cette guilde, nous demandons la reconnaissance publique du tort causé par la dame Irina et le sieur Kentetsu-taika.

La vie, le feu, le sang... Tout cela peut être réglé par la parole. Nous sommes ivre des malheurs de ce monde, Ivre de l'horreur et de la mort. que l'enfer se tarisse et que la bière coule à flot. Car sachez bien que le léthé ne coulera pas éternellement.
Nous ne cherchons pas la guerre. Car notre but est la paix.


Les ordres étaient les ordres, mais je sentais que j'allais m'amuser. En haut des tribunes, les gnomes exhultaient. Par magie ils étaient né avec moi, et par cette même magie, il me suivraient jusque dans la mort.... Et visiblement, l'enfer ne leur faisait pas plus peur qu'à moi.


Dernière édition par Edailnes le Sam 3 Jan - 20:15, édité 1 fois
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Seifer
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Sam 3 Jan - 18:39

Seifer était en train de commander une attaque sur quelques plouks avec ses soldats les plus vaillant, quand un messager arriv à bout de souffle.

Général ! Jai ici un message rapporté de la cours du Doux !

Le Général détestait être déranger en pleine bataille comme le plouk venait de le faire, mais le valeureux fut épargné de toutes barbaries. Seifer prit le parchemin le déroulement et pu lire dessus :

L'Ordre des lurons à envoyé n messager à la cours pour une eventuelle confrontation publique et orale afin de régulariser la situation hostile que le sieur Kentetsu-Taika a causé.

Seifer relit une deuxième fois le message puis regarda le messager.


Toi ! le désigant du doigt Tu es venu jusqu'ici me déranger pour ça ? L'Ordre des Lurons n'est pas moins qu'un rasseblement d'ivrogne qui veulent parlementer pour éviter de s'humilier sur les champs de batailles.

Seifer du abandonner ses soldats sur le champs de la bataille pour se rendre à Alérandir Daâh.

Après quelques jours de route, le voilà enfin arriver dans la capitale des terres d'Aguératon. Seifer prit le temps de se reposer à la Taverne, avant de se rendre dans la salle que nos gais lurons avaient ouvert.

Il vit le sieur Edailnes, plus bourré que jamais en train d'essayer de sortir quelques mots de sa bouffe afin de former des phrases, mais en vain, les bouteilles qu'il avait descendu avaient eut raison de lui.
Seifer s'avança vers lui, puis après qu'une odeur nauséabonde lui ai chatouillé les narines recula de deux pas.


Seigneur ! La Confrérie des Enfers est venus vous rendre visit à plusieurs reprises n'est ce pas ? Et alors ? Vous venez pleurnicher ici en publique afin d'obtenir quoi ? Des excuses ? Vous vous trompez mon cher ami. Les sieurs Kentetsu-taika, Laquatus, et ma fianée, Irina ont agit sur mes ordres, vous devrez donc avoir affaire avec moi.

Seifer marqua une pause.

Qu'attendez vous de nous concrètement ?
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Laquatus
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Sam 3 Jan - 22:05

Hein quoi ? que ? où ? quand ? qui ? le couteau ? pis le chat il est pas revenu ?

Laquatus ouvrit des yeux exorbités, signe qu'il ne comprenait pas grand chose de son environnement à l'instant présent. C'étaient la main et la voix d'un messager, toutes deux tremblotantes, qui l'avaient extirpé de sa torpeur. Il peina à se lever du sol de sa chambre seigneuriale, en se frottant le front. Il posa un regard vidé sur le messager qui se demandait à quelle seconde son heure viendrait.


Il est question de la Confrérie des Enfers à la Cour du Doux. Et, seigneur, on parle plus ou moins explicitement de vous.


Mais pourquoi ils choisissent toujours un lendemain difficile pour faire leurs annonces ?


Mais, seigneur, vous buvez tout le tem...


En un clin d'oeil, la tête qui commandait la voix tremblotante fut coupée, elle roula sur le sol et la main tremblotante s'écroula le long du corps du messager, puis ce corps s'affala sur le sol.


Nettoyez-moi ça. ordonna-t-il aux gardes en sortant.

Certains disaient que Laquatus tuait les messagers uniquement par cruauté, mais c'est faux : ça l'aidait simplement à se réveiller.
Il arriva plus tard à la cour vêtu en gris foncé ce qui accentuait le fait qu'il était dans un état intermédiaire : entre le sommeil et l'éveil, entre la vie et la mort. Cherchant désespérément dans sa mémoire la salle qu'on lui avait indiquée. Il ferma les yeux, tourna sur lui-même et avança... bingo ! Il trouva Seifer entrain d'énoncer ses politesses.


Sous tes ordres ? Tu rigoles.


Il haussa les épaules et eut un petit sourire amusé.


Bref, alors démêlons le problème de notre côté. Certains Frangins des Enfers, notamment Irina et Kentetsu-taika se sont permis de vous attaquer. Certes le geste n'est pas forcément agréable, mais avions-nous une quelconque entente entre nos deux guildes ? Il ne me semble pas étant donné que vous aviez refusé la proposition de Léon.

Donc vous voulez la paix n'est-ce pas ? J'ai tout de même une question.
Comment se fait-il que vous ayez décidé d'opérer à une expédition punitive ? D'autant que celle-ci fut faite sans aucune prévention préalable sur des cibles innocentes sélectionnées uniquement par leur hauteur qui permettait des dégâts importants.


Il fit un air de pucelle choquée, bien que ce fut très peu crédible venant du mort-vivant qu'il était.


Je ne comprends pas, Lurrons, que vous veniez ici intervenir après vos raids. A quoi vous attendiez-vous, Lurrons ? Espériez-vous que des personnes comme moi ne ripostent pas à vos attaques ? Un Pingouin dictateur désormais aux services des Enfers ne répondrait pas à un raid de seigneurs qu'il n'avait, jusqu'à maintenant, jamais touchés ?

Vous voulez la paix, Lurrons, mais alors vous vous y êtes pris très mal. Faire votre annonce avant, ou accompagner vos attaques d'une missive d'explications aurait évité bien des malentendus. Si la Confrérie est coupable d'être infernale, vous avez votre part aussi.

Mais nous n'avons rien contre vous en dehors de cette petite altercation, aussi nous espérons que tout se passe dans de bonnes conditions.
J'apprécie moi-même certains traits de l'état d'esprit de votre guilde.

Il sourit puis lança d'une voix forte mais sans haine :

Saurons-nous nous entendre ?


Puis Laquatus alla s'asseoir dans un coin, laissant autres protagonistes leur tour de se donner en spectacle.
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Edailnes
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Sam 3 Jan - 23:33

Une jambe croisée sur l'autre, les mains jointes et la tête reposant contre le dossier de mon siège, j'avais attendu la fin du discours de Seifer et celle de Laquatus. Bien étranges êtres que ces deux-la. Le premier s'était dirigé vers moi avant de reculer, les narines pincées. Pour Demander ce que je réclamais et avais exposé plus tôt. Il m'énervait. Non pas par son discours, mais sans cesse, il me fallait renforcer le contrôle que j'avais sur mes gnomes qui n'avaient de cesse de se retenir de rire. Son nom m'était bien sur connut, qui ne le connaissais pas ?
Mais je l'imaginais plus... grand...
L'autre me plut bien plus. Il entra, vêtu d’une tunique grise, durant l'oration de son compatriote. Et sans plus de fioriture, il prit la parole. Et la différence entre les deux m’enchanta.
Au fil de ses mots, mon ennui récent laissa place à l'excitation des débuts.

Devant mes yeux, phrases, mots, sons, idées, images, tout semblait s'organiser en un enchaînement logique… A chaque question je trouvais réponse, à chaque attaque répartie, à chaque critique évitement. Je sentais mon pouls dans ma gorge. Certes, j'étais bien plus calme que lors de ma première apparition à la cour, mais cette fois, je pensais enfin trouver un jouet à mon goût. Comme me l'avaient promis les Lurons lors de mon acceptation...
Mes doigts pianotant contre les accoudoirs de mon siège, je me préparai à me lever quand un des rares gnomes calmes qui se tenait derrière moi me tendit un papier manuscrit.
En lettres calligraphiées, je reconnaissais sans mal l'écriture du haut luron. Ses ordres étaient simples... légèrement frustrants, mais simples.

Cherchant contenance, je fermai les yeux peu de temps... Juste l'espace d'un instant afin de retrouver le calme apparent qui me permettrait de garder une voix égale. Je décroisai les jambes et époussetai légèrement ma cape en soufflant pour moi-même. L'estrade était devant moi, et j'allais à nouveau monter dessus:

Les réponses aux questions du sieur Seifer ayant été noté par les nombreux scribes de cette salle lors de ma première intervention, je vous ferai grâce de répétitions inutiles afin de répondre au sieur Laquatus.


Je laissais un temps de silence, laissant le loisir à chacun de se renseigner, de lire, de se remémorer, de se moquer ou encore de ne pas comprendre. Et c'est naturellement que je repris le flot de mes pensées où je l'avais stoppé:


Sieur Laquatus, puisque c'est ainsi qu'il faut vous appeler selon mes renseignements. En ce monde, plusieurs règles tacites existent. Et cela, je ne doute aucunement que vous le sachiez... De ces règles, la plus connue est sans doute celle que d'aucuns appellent "règle triplette". Cette convention, non officielle entendons nous bien, demande aux seigneur, à plus forte raisons qu'ils sont guildé, d'attaquer par trois fois un seigneurs à la suite... Néanmoins, n'ayant aucun pacte, cette convention ne reste qu'une convention. Une riposte proportionnelle suffirait effectivement.
Mais regardons les faits... Il ne s'agit pas que d'une simple "triplette". Mais bien d'un raid. Car, s'il est vrais que les deux seigneurs sont passés l'un après l'autre et avec un temps certain entre ; une communication évidente de la non apparition des dites cibles sur leurs terres et de la richesse de l’un d’eux s’est produite. Et si cela peut vous sembler normal face à un indépendant, il est illusoire d’espérer la passivité en réponse à cela.

Devant cette agression, nous ne pouvions rester sans rien faire, et nous connaissons assez celui qui se dit instigateur de ces attaques pour savoir qu'une prise de parole à la cour avant riposte aurait été vue comme une preuve de faiblesse et prétexte à notre éradication... Il suffit en effet d'entendre les non-dits de celui qui pris la parole avant vous pour comprendre que même notre prise de paroles après nos ripostes est prise comme acte de lâcheté.

Vous comprendrez donc aisément pourquoi nous vous avons attaqué sans sommations aucunes.


Je me tus un instant, ne regardant plus que le mort vivant. Dans mon esprit, il était le seul représentant de sa guilde dans cette salle. Je soufflai à nouveau et tapais de la pointe du pied contre le bois, demandant le silence qui avait disparu pendant mon interruption.

Mais malgré ce que je dis, nous désirons la paix. Et la paix ne vient pas des armes ni des mots. Non, la paix vient de l'accord. Notre seul désir est de pouvoir riposter contre Irina et contre ceux ayant voulut trouver réparation après notre raid punitif… C’est à dire : vous…

Une reconnaissance publique ou l'acceptation d’un raid punitif, voilà l’accord dont naîtra la paix.


Cette fois, j'avais fini, à nouveau, je me dirigeai vers mon siège. Je ne savais comment se profilait le futur, mais il ne me semblait pas dénué d'intérêt.
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Edailnes
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Mer 7 Jan - 2:00

Rires, éclat de voix lointains, brouhaha constant qui avait désormais pris possession de la salle. Nul ne s'était levé depuis ma prise de parole. Et je doutais que quiconque le fasse désormais. Cette guilde semblait plus occupée a conclure leurs nombreux pactes qu'a la cour du doux. C'était sans doute la nouvelle mentalité. Et je savais que je devrais m'y plier. Et cela, malgré toute la confiance que les autres Lurons avaient pour moi. Une guilde se devait d'être l'alchimie entre les armes, l'éxistance, la vie, la mort, la destruction, l'idéologie et la plume. Du moins en étais je persuadé. Et le récent article que j'avais lut n'avais qu' accentué ma colère. Ce temps révolus où la verve et la rhétorique seule pouvaient amener allié, armes et soutient.Ce sens du mot et de la parole disparut au fil du temps. Cette époque dont je rêvais n'étais pas encore arrivée. Et nul ne pourrais l'amener seul en cet univers. Ni le sang qui coulait dans ma mains, ni le feu qui brulait dans mes entrailles n'y pouvaient rien. Je n'étais qu'un membre de guildes.

Je levai les yeux, observant la coupole vitrée qui laissais percer la lumière du jour couchant dans la salle ou nombre de gens entraient et ressortaient à loisir. Attendant sans doute vainement l'intervention de l'un où de l'autre. Il était si facile de lire dans leur yeux qu'il désiraient au moins autant que moi le retour de cet age d'or. Mais comment ? Une poignée d'âme posée sur la balance du monde contre des troupes de barbare avide de mort, de sang et de conquête. Un pouvoir qu'ils désiraient plus que la reconnaissance. un pouvoir fallacieux né de la peur du nombre et non de la force. C'était cela notre époque... Une ère ou une épée dressée dans la lumière ou dans l'ombre ne pouvais rien face au milliers de pierres boueuse lancée sans but ni désir...

Dans mon dos, le gnome attendait, il avait un nouveau message en mains. Comme précédemment, je reconnus sans peine l'écriture du haut lurons. Ses ordres était comme un baume apaisant appliqué sur une blessure lancinante. J'étais lurons, et si mon espoir s'était porté un cour temps sur les avallons, j'étais désormais persuadé qu'ils ne désiraient pas plus que les autres la renaissance de cette cour. Mais il en était différent pour eux. Soonthaam, Eolia et Elmeron. Chacun d'eux partageait ce désir. Mais il n'était plus l'heure de ces atermoiements inutiles. Seuls comptaient les ordres.

D'un pas, d'un mouvement, j'étais au centre de la salle, dominé par cette foule de regard, de pensée, de jugement...De vie. Partagé entre le désir d'écouter, de savoir et de maudire. Tous, désormais, attendaient mes paroles. Et c'est d'une voix plus égale que jamais que je laissais les mots s'envoler hors de mon esprit pour emplir la salle:

Je me représente devant vous. Assemblée réunie ici sans doute avec l'espoir illusoire et trompeur d'assister à l'une où l'autre joute verbale jadis portée par les sylphes et les dryades.

Je me nomme Edailnes, seigneur et maitre des terres glacées d"Enelwe. Représentant de la guilde de l'Ordre des Lurons Bourré. Et si ce nom portait à sourire, alors j'en serais fort aise... Car voyez vous, dans notre ordre, nous sommes tous saoul. Non pas de ce liquide qu'on nomme l'alcool, même si nous l'apprécions grandement, mais bien de ce monde. De cette essence qui apparut en même temps que cette autre notion qu'est le bien...

Chaos, mal, injustices... Tout cela est au font semblable autant que dissemblable. Tout comme la mer est jumelle au feu, à la foudre, au vent ou encore à la terre. Et c'est cela que nous combattons. Ou plutôt, que nous voudrions combattre... De toute la force dont nous disposons. Car nul justice ne peut se faire si l'injustice devient force de loi. Et cette loi jamais ne sera justice..


Je me tus un instant, observant les regard interrogateur, incompréhensif et perturbé des badauds sans but sinon celui de s'amuser. Les gnomes étaient paralysés par le froid qui était apparut en mon coeur. Et je n'étais pas loin de me laisser emporter par ce sentiment qui m'appelait à lui comme une mère appelle son fils. A mon coté, ma mains blessée continuait de perler. Mes ongles s'enfonçaient, s'enfonçaient. Perçant la peau et la chair. Mais les regard posés sur moi ne laissaient aucune alternative, je devais poursuivre:

Malheureusement... Nous n'avons la force d'éradiquer l'ignorance qui caractérise tant cette barbarie dénué de principe. Car, ne vous trompez pas pour que l'injustice devienne justice et non juste règle, elle doit être mue par une idée. Une vision du monde que certains s'évertueraient à faire devenir réalité. Non par par un désir avide de contrôle.

Mais cela ne concerne sans doute pas l'enfer. Car un homme à sa tête semble comprendre la sagesse et l'idéologie transmise par son dieu. C'est pourquoi, le sieur Léon, dans toute sa grandeur et sa puissance à décidé de se porter garant de la dame Irina. Et afin que certains actes soient effacé des murs de l'histoire, nos armées se dirigerons par neuf fois en son royaume. Cette sanction ne s'appliquera pas en temps de guerre. Nous en faisons le serment.

Cette décision ayant été prise par lui, je quitterai cette salle une fois ce discours terminé. Car nul répons ne doit entacher cet actes d'honneur et ce sacrifice envers le dirigeant du monde des morts. .


Les gnomes tremblaient. Habitué au ton de ma voix, à mon style, à ma vie. Jamais ils n'auraient pensé me voir quitter une salle de débat. Mais je n'avais plus rien à dire. Rien qui n'aurait entaché les mots que j'avais prononcé en dernier. Et c'est d'une démarche lente et allongée que je quittai la salle, suivis de près par une troupe de gnomes ayant perdu toute leur jovialité...
Au loin, une suivante attendait, un cheval à ses cotés.
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Seifer
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Mer 7 Jan - 3:13

Seifer, tout de noir vêtu, était caché dans la foule parmis les gueux qui s'y trouvaient. Le discours du sieur Edailnes était presque parfait, quand tout à coup il entendit que le chef des Enfers, Léon, s'était porté garant de la Dame Irina. Lorsque les Enfers ont accueillis en leur sein la horde de pingouins, il avait été question que Seifer, en sa capacié de général des armées garde un contrôle total sur son armée, c'est à dire les pingouin. Quelque soit les circonstances, seul Seifer avait le pouvoir de se porter garant lorsque cela concernait ses camarades, ses frères.

Seifer s'avança, bousculant la foule. Il se décapuchonna laissant apparaître son visage devant le sieur Edailnes.


Edailnes je vous salue. Caché parmis la foule j'ai écouté vos discours. Et je dois avouer que vous maniez le langage de Dame Herpé mieux que quiconque en ces terres. Et je suppose que votre art de parlementer à dû séduire Léon, représentant du dieux Hadès en ces terres.

Seulement, et veuillez excuser mon franc parlé, Irina est membre des pingouins, et je suis donc par conséquent son seul garant. C'est pourquoi je m'oppose formellement au compromis que vous avez conclus avec le sieur Léon, qui dans sa bonté, a risqué de se faire attaquer par les Lurons afin que vous signez le pacte de non agression.

Mais comme vous devez le savoir, ce pacte a pour but d'éviter tout conflit entre les Enfers et les Lurons, je pense que nous sommes d'accord sur ceci. Une revanche, car c'est le mot qui conviend le mieux, serait mal vu par les pingouins qui ont élu domicile aux Enfers.

Donc, en vertu des pouvoirs qui me sont concédés, les armées pingouines entreront en guerre contre les Lurons et indépendement des Enfers, si vous metez à éxécution votre sentance.


Haussant la voix :

Des menaces ! Encore des menaces ! Les pingouins ne savent que menacer !

Puis il reprit d'un ton normal :

Voilà ce que les gens se disent, et c'est bien malheureusement la triste vérité, car c'est le seul moyen que nous avons pour nous faire comprendre.

Je n'ai rien d'autre à ajouter.
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Ayrwen
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Mer 7 Jan - 14:59

Ayrwen qui suivait son général en chef de très près ne put s'empêcher de rire:

hahahahahahah!

Puis avec grande admiration pour son supérieur, elle resta à ses coté main à l'épée
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Edailnes
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MessageSujet: Re: La bière et l'enfer   Mer 7 Jan - 16:39

J'étais en train de seller mon cheval quand une voix m'interpela. D'un mouvement, je me retournai afin d'entendre ce que l'homme avait à me dire. Et il était juste de dire que je ne comprenais rien à cette guilde. Mais je l'avais dis, et je le ferais. Rien ne me ferait poursuivre dans cette salle que j'avais ouverte. Et si je devais reparler des pingouins et de l'enfer, ce serait sans nul doute pour leur déclarer la guerre. Une guerre qui couvait dans le gouffre qui séparait les Lurons des infernaux. Et l' Ordre avait décidé...

Je le regardai et l'écoutai tandis que mes mains s'affairaient à serrer les sangles et brides de mon destrier. C'était si prévisible... Et si inconstant. Un homme suivait le sieur Seifer, un être étrange entre homme et femme qui s'esclaffa soudainement à grand cris... Soufflant d'un air de dépit et de fatigue, je laissai tomber mes mains le long de mon corps et me retournai. Les deux êtres me faisaient désormais face. Mais, oubliant l'être qui avait rit de si étrange manière, je m'adressai au sieur Seifer:

Je ne sais quelle légitimité vous avez ou pensez avoir. Je ne sais comment une guilde dont le chef ne peut plus sauver l'honneur de sa guilde peut survivre. Je ne sais pas non plus comment une guilde peut vouloir rester en vie alors qu'elle ne peut plus suivre les buts, la politique et l'idéologie qui ont permit aux conseillers du doux de l'officialiser. Mais ce que je sais, c'est qu'il n'y a jamais eu de Pacte de non agression avec vous. Et que la décision des lurons et de votre chef est irrévocable.

Menacez tant que vous le voulez. Les buts de l'ordre sont clair, et vous - Votre personnes autant que votre guilde et ses actions - ne rentrez pas dans la listes des guildes avec lesquelles nous pouvons passer un pacte.

Notre sanction sera appliquée quelles qu'en soient les conséquences. Nous ne sommes pas chiens à nous laisser museler par d'autre afin de garder la vie sauve. Ne courez pas le risque de nous confondre avec d'autres. La destruction n'est pas la mort, et une guilde n'est que le reflet terriens de la cause qui nous unis.

Maintenant, si vous le permettez, je m'en vais.


Je le regardai une dernière fois. Peu habitué à parler en un lieu si peu propice à cet art qu'était la rue. Et d'un mouvement de cape, je montai sur mon cheval et le talonnai. Sans un regard en arrière, je quittai la ville pour me rendre dans la cité luronne.
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La bière et l'enfer
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