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Le départ du Sagittale

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Ehirstö




Inscrit le : 01 Juil 2008
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MessageSujet: Le départ du Sagittale   Mar 1 Juil - 12:14

Hrp/ Bon ben j'avais dis que je le ferais alors je le fais, m'en fiche si je me suis enregistré que pour ça Razz
Snif c'est triste Razz J'espère que ce dernier Rp vous plaira Very Happy

D'ailleurs en parlant de Rp, vous connaissez un forum de Rp, Nan?! Moi oui Razz Vais me faire virer alors je me tais! ^^ /Hrp

Un cavalier noir sur un destrier blanc ailé.

Les étoiles et la lune, si blanche en cette nuit, éclairaient mon chemin. Pour la première fois depuis un temps que je jugeais trop long, je me sentais en paix avec moi-même, en paix avec ce qui m'entourait. Si ce qui allait suivre ne m'était pas connu, j'aurais même pu rire, mais voilà que je savais. Alors seul un simple sourire se dessina sur mes lèvres.
Le Vent était toujours là, m'entourant de sa fraîcheur protectrice. Il ne me quitterait pas et pourtant il le faudrait. En attendant, je me fondis un peu plus en lui et lui en moi. Mes yeux blancs brillèrent un peu plus intensément quand je sentis ses bourrasques venir se perdrent dans ma chevelure noire.


Tu m'as porté bien loin mon doux ami mais ma triste scène, il va falloir que je la joue seul !

Je souriais à cette phrase venue d'un autre temps, d'une autre terre et lui me répondit par une nouvelle bourrasque qui fit voleter la crinière de l'Olohir.

Celui-ci s'arrêta, nous étions arrivés en haut d'un plateau qui se jetait dans la mer. Je reprenais mon souffle en fermant mes paupières. Je voulais sentir une dernière fois la douceur d'un rayon de lune se posant sur mon visage blanc.
J'étais bien, peut être un peu trop serein. Je sentis, plus que j'entendis, le loup s'approcher de nous. Ses pattes trottaient doucement sur l'herbe et sa fourrure était humide de la rosée qui tombait peu à peu sur le plateau. Arrivée à notre hauteur, il s'assit et plongea son regard vers l'étendu qui s'offrait à nous. Je rouvris mes paupières et mes étoiles blanches se tournèrent vers l'horizon. La faible lumière des étoiles laissait entrevoir les vagues furieuses d'une marée montante. La mer était agitée.

Après un court silence, je posai le pied par terre et flattai l'encolure de l'Olohir. Il courba l'échine et frotta son museau contre mon torse. Ses poils avaient également reçu la visite de la rosée matinale et la sensation humide que me procura son contact déclencha en moi un doux frisson.


Pour toi, c'est la fin du voyage. Ne te laisse pas aller, comme moi, à la mélancolie. Ce sentiment ne vaut rien, à part des larmes et des sanglots rien ne change avec lui.

Je caressais son museau blanc et soupira. La peine me gagnait. Il était le dernier de son espèce ! Il avait vu, comme moi, tous les siens tombés. Une larme coula sur ma joue sans que je ne pus l'arrêter. Nous avions vécu tous deux la même histoire, il m'avait accompagné sur ces terres inconnues, il m'avait porté vers des combats sans fin et sans buts et aujourd'hui il était là, avec moi une nouvelle fois. Savait-il pourquoi ?

Je posai ma tête contre sa joue et lui glissai quelques mots dans ses oreilles dressées.


Tu es libre mon ami! Va, le monde t'attends. Tu peux voyager, ne me retiens pas car se serait inutile, prend ton envole, tu le mérites!

Après ça je le lâchai doucement, le regardai une dernière fois puis me détournai de lui pour avancer d'un pas lent vers le haut de la falaise. Je me sentais de nouveau serein, plein de curiosité pour ce qui allait se passer. Le Loup marchait à côté de moi d'un pas lent. Nous nous arrêtâmes devant le vide qui s'ouvrait sous nos pas. En bas la mer était impétueuse, elle se fracassait contre les récifs qui dépassaient des flots, comme si elle voulait les détruire, les anéantir. De l'écume blanche jaillissait de cette rencontre violente entre l'eau et la terre.
Je fermais à nouveau mes yeux blancs afin de pouvoir sentir pleinement ce moment. Je voulais le graver dans mon esprit, que mon dernier souvenir fut celui-ci, celui d'une douce nuit d'automne où les étoiles brillaient calmement au-dessus de ma tête, témoins de ce qui se passaient ici bas, où la mer agitée amenait ses senteurs uniques de poissons, d'algues et d'humidité salée, où le Vent, mon ami, se blottissait contre moi dans de douces caresses pleines d'une tendre fraîcheur.

J'entendis ses pas sur l'herbe. Je me retournais alors et la vis. Elle était une jeune dame habillée d'une ample robe blanche, semblable à celle que porte les mariées, d'une petite coiffe tout aussi blanche ornée d'une voilette qui ne parvenait pas à cacher le charme ensorceleur de son visage. Elle était une jeune dame à la peau délicatement rosée, à la longue chevelure noire se balançant dans le Vent, aux yeux de jade et à la démarche tranquille d'une personne qui sait !
Je ne bougeais pas, l'attendis et quand elle fut à ma hauteur lui tendis la main. Elle me regarda en souriant légèrement, ses yeux pétillaient d'un bonheur et d'une joie que je n'avais jamais connues. Elle posa sa main dans la mienne sans me quitter des yeux. J'eux un frisson au contact de sa peau légèrement chaude. Le Vent jouait avec ses cheveux et m'amenait son parfum d'abricot, de pêches et de fleurs séchées que l'on trouve dans les bois en automne et qui m'ont toujours laissé un souvenir délicat et joyeux.
Je ne sais si elle vit mon sourire, caché par l'ombre de ma capuche noir, mais elle fit la moue qu'on quelque fois certaines femmes pudiques et bien élevées avant de se donner entièrement. C'était elle, la créature toujours désirée mais qui n'était jamais venue. Combien de fois l'avais-je appelé de tous mes vœux et combien de fois m'avait-elle laissé là, seul ?

Elle laissa traîner ses doigts sur la tête de mon loup dans une fine caresse et celui-ci se coucha calmement, serein. Sa main dans la mienne, elle avança un peu plus près de la falaise. Je la suivis sans rien dire. Quand nos pieds furent à moitié dans le vide, elle souleva sa voilette et elle m'apparut plus belle que je ne l'avais jamais vu dans mes songes.
Je lançais un dernier regard aux étoiles. Au-dessus de moi s'ouvrait un monde infini que je voulais découvrir. Alors je demandai au Vent de me laisser aller, de me laisser partir et de ne pas me retenir. Je sentis qu'il résistait. Il se transforma en tempête et hurla dans mes oreilles qu'il ne voulait pas, que ce ne pouvait pas finir ainsi, qu'il continuerait à être là, avec moi, à me guider. Mais à mesure qu'il se débattait, je sentais que lui aussi savais. Alors je tendis ma main et il vînt s'y loger. Sans aucune autre forme d'adieu il ma lâcha soudain. Je sentis un vide soudain, mes yeux s'étaient éteint car il avait laissé mes orbites creuses et je sentais que mon cœur ralentissait à mesure qu'il s'évaporait de moi. Bientôt je serais qu'une carcasse creuse mais pour le moment j'avais envie de rire.

Je me tournai vers ma cavalière qui me souriait toujours. Je lui pris doucement les hanche et elle accepta. Eclairé par la lune, nous dansâmes enlacés. Je crus entendre de la musique, des violons, un piano et quelque fois un accordéon. Et alors que le Vent me jouait son dernier tour, nous nous lançâmes dans une valse folle, nos rires répondant à la musique. Je riais de tout mon cœur, de toute mon âme, je ne m'étais jamais senti aussi libre, aussi bien qu'en cet instant. Et alors que nous virevoltions, je m'aperçu que nous étions au-dessus du vide. Alors je fermai une dernière fois mes yeux sans arrêter de rire. Là ma cavalière posa ses lèvres sur les miennes et me laissa un baiser avant de disparaître.

Je sentis le Vent sur mon corps qui ne freinait pas ma chute. Je lança un dernier regard vers le ciel étoilé avant de disparaître dans les flots. Au cours de mon ultime vol, ma forme se recomposa un instant et on aurait pu voir danser dans l'air un véritable Loup, la gueule souriante…

Le fracas de la mer se calma tout à fait.

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La Blancheur de la soie et de l'aile d'une colombe, la Blancheur de la Lame! Blanc Pure soulève moi dans tes Vents.
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